À ce sujet, les avis des alchimistes furent partagés, allant du scepticisme de Paracelse à l’enthousiasme de Michel Mayer, lequel comparait la baguette à « une sage-femme, si, aidant les montagnes à accoucher des matières métalliques dont elles sont enceintes ».

Par Muriel Azemard

Une réponse sur «  Les sourciers en Berry »

  1. Merci , votre blog est très agréable!

    C’était un paysan poussant sa « bérouette », Nénesse le sourcier, qu’il s’appelait. Nénesse, alias Ernest Pessaud, le faiseux de boudin, naviguant sur les traînes entre Saint Chartier et Saint Août.

    Il est né en 1921 à Vinceuil, commune de Saint Chartier. « Pessaud » dans le Berry, c’est pas un nom courant ….. sa vie non plus d’ailleurs! Il ne fut pas élevé dans la culture. De retour en Berry dans la maison familiale de La Breuille, il connaît des années difficiles. A l’école, il n’y a pas de cantine, chacun apporte sa nourriture et mange sous el préau, sauf les jours de grand froid. En même temps il faut travailler à la ferme, aider à la culture, mener les vaches au champs.

    Après avoir aidé ses parents, il s’embauche en 1938 au domaine de La Roche à Saint Chartier, mais être domestique chez des métayers, ça ne rapportait pas grand chose !
    Mais c’est là qu’il rencontre celle qui allait devenir son épouse. Le grand amour ? Oui, plus tard, après la guerre, Vichy et les chantiers de jeunesse. Jusqu’au 24 octobre 1942, à Messeix dans le Puy de Dôme, il fabrique du charbon de bois pour faire rouler les gazogènes. Puis il vendange dans le Languedoc.
    C’est enfin de retour au pays et le mariage avec celle qui l’attendait, la veille du carnaval 1943 ( car on se marie pas pendant le carême!).

    Sous les années de dur labeur, il change de métier et travaille aux poteries de la Vallée Noire et dans cette activité nouvelle, Nénesse se découvre un talent.  » Je en savais pas que j’avais ce don là dans mes mains! Mais l’argent ne suit pas. Pour gagner sa vie dans ce métier, il faut être à son compte. IL se perfectionna dans l’art du tournage et il réalisa pour le Musée de George Sand de La Châtre, des épis de faîtage, à la demande des Beaux Arts. Il a aussi rejoint l’abattoir de La Châtre comme « tueur tâcheron.

    A ces heures perdues, il était aussi connu comme sourcier à Saint Août. Il prenait son pendule d’argent et au dessus d’une photo, lui disait  » Attends, bouge pas, je mets la main relevée, comme ça …. C’est bon ? …. « 

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