De l’angle sud-est du cloître, vous découvrez par ma photo ci-dessus
les parties basses de l’église et le dortoir des frères convers.

À une huitaine de kilomètres de Saint-Amand-Montrond, l’abbaye cistercienne est située sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Sur une colline dominante de la vallée du Cher, Noirlac compte parmi les monastères cisterciens les mieux conservés en France. En fait, désaffectée à l’époque révolutionnaire, puis déclarée bien national (Noirlac est un bien de l’État, administré en tant que tel, via les programmes culturels du site monastique).

Par après, l’abbaye devient manufacture de porcelaine, nous sommes milieu XIXe s. C’est en 1909 que le département du Cher la rachète, elle est alors restaurée depuis les années 50.

L’église abbatiale à conservée une facture romane, en utilisant un voûte en berceau, mais là, vous le voyez sur mes photos proposées, aucun chichi en termes de déco, aucune ornementation sculptée qui compromettrait l’esprit épuré des préceptes et de la tradition architecturale cistercienne. Aucune rupture d’équilibre ici, mais quelle majestueux ensemble !

Les bâtiments conventuels, le jardin monastique (plan carré), l’espace nature tout autour de cet ensemble témoignent encore de nos jours de cette grandeur passée, quant à la fondation de l’abbaye.
Noirlac à gardé l’intégralité de son plan de 1136, cistercien : cloître, bâtiments des moines à l’est, des convers à l’ouest (ils ne se croisaient pas) et le beau réfectoire qui est au sud.

C’est tout l’édifice qui est voûté en croisées d’ogives et l’esprit de Saint-Bernard c’est la sobriété des lignes et l’absence de décor (rien ne doit dévier à la prière et le recueillement, mais inviter à la méditation).

De toutes les abbayes du Berry, bénédictines, augustines ou cisterciennes, Noirlac est la seule à être demeurée debout.

Fondée par un cousin de Saint Bernard, elle faisait partie de l’Ordre de Cîteaux. De toutes les abbayes du Berry, bénédictines, augustines ou cisterciennes, Noirlac est la seule à être demeurée debout. Fondée par un cousin de Saint Bernard, elle faisait partie de l’Ordre de Cîteaux.

On y va ! Dans la première moitié du XII e s., les édifices cisterciens s’implantent en Berry. Cependant, les abbayes de Chalivoy (1133) de Fontmorigny (1148) ou bien l’abbaye de Lorroy (1135) que nous avons évoquée au forum – n’eurent pas le plein rayonnement de Noirlac, édifiée à Bruère-Allichamps, au sein de notre bocage saint-amandois.

3 réponses sur « Abbaye cistercienne de Noirlac »

  1. Muriel,

    Pour ma part j’ai une préférence pour les cloîtres que les églises, un cloître c’est reposant, l’histoire aussi n’est pas la même, il met tout de suite sur le chemin des communautés et de la vie des moines. Mais un cloître est souvent en retrait, parfois caché et donc, on peut passer à côté vraiment quand on ne connait pas les endroits de leur situation. Le cloître de Noirlac ne fait pas exception, pour l’admirer, il faut passer ce rond-point et descendre tout en bas, mais vraiment, à l’entrée de village. Mais entre nous, c’est là un excellent détour pour l’admirer!

    Il me fascine, ses galeries sont magnifiques, la pierre est belle (grand amateur). Il forme le carré parfait dans lequel les visiteurs vont et viennent. Déjà au Moyen-Âge, le cloître remplissait un rôle de communiquant en donnant accès de l’église aux dépendances de l’abbaye: méditation, prières, travail du jour et de la nuit, etc.

    Bonne continuation à vos blogs, chacun d’eux que j’ai parcouru, j’aime beaucoup!
    Amitiés.

    Aimé par 1 personne

    1. Oups ! Pierre, veillez excuser ma réponse très tardive. Je découvre seulement aujourd’hui votre commentaire.

      Pour vous répondre, l’abbaye est en effet en contrebas. En revanche, la signalétique très présente depuis la route de Bourges, fait que l’abbaye est immanquable aux touristes et visiteurs potentiels. J’y suis allé récemment, dans le cadre d’une visite pour reportage et de fait, il apparaît sur les photos le jardin du cloître en pleine restructuration actuelle. On distingue un peu à travers les baies. Cela va être très joli une fois conclu !

      Merci pour sympathie, bonne continuation à vous aussi.

      J'aime

  2. Tandis que les cisterciens y veillent..

    J’ai fait visiter l’abbaye il y a deux ans, à un beau-frère qui venait par Limoges pour des vacances à Touchay. On y allait une fois l’après midi et il m’en parle encore, il a franchement apprécié la visite. Il est assez passionné d’ailleurs pour les monuments cisterciens.

    Merci pour ces belles évocations Muriel.
    Bonne continuation!

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s