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Henri Alban-Fournier naquit à la Chapelle d’Angillon le dimanche 3 octobre 1886, à 05 h.

Issu d’une famille d’instituteurs, c’est en l’année 1891 que le garçonnet entreprend avec ses parents un voyage qui va le conduire sur les terres du Bas-Berry. Il est alors dans sa cinquième année lorsqu’il arrive avec sa famille dans le village d’Épineuil-Le-Fleuriel, où il va y rester sept années, son père venant d’être nommé directeur, va prendre ses fonctions à l’école de ce petit village.

Quelques dates importantes

C’est pendant son adolescence que s’écoulèrent les jours les plus tourmentés et les plus chers de la vie de l’écrivain.
Dans sa 15ème année, il rentre au lycée de Brest, ses projets le porte vers la préparation de ses études à l’École Navale, mais en fait, il revient sur sa décision pour finalement avoir porté son choix d’études au sein du lycée de Bourges où il passera le baccalauréat .

École normale supérieure en l’année 1903 en la ville de Sceaux. D’ici, il va faire la connaissance de Jacques Rivière avec lequel il cultivera une fidèle amitié et pour lequel les deux amis vont sceller cette même amitié à travers une correspondance passionnée qui viendra s’égrainer au rythme de onze années écoulées. 

Dans sa 18ème année, il fait une rencontre sentimentale importante, mais, qui sera toutefois très illusoire aboutissant sur de la déception et une solitude de cœur, et la nostalgie de la rencontre se voit traduite d’ailleurs à travers les pages du roman. 

Dans sa 21ème année le 2 octobre de l’année 1907, Alain Fournier entreprend à Vincennes, son service militaire et le 17 avril 1908, il est alors nommé caporal à Vanves, puis il sera nommé sous-lieutenant dans le Gers.

Henri a 23 ans lorsque sa sœur Isabelle épouse le 24 août 1909, l’ami Jaques Rivière et devint ainsi non seulement l’ami mais aussi le beau frère. 

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eb8bd9ba« Il va falloir marcher en se donnant la main,
Voyageurs des mois gris, perdus
aux grands chemins … » (A – F. Sur ce grand chemin)

 

Les derniers jours…

Grâce à de divers témoignages, on sait qu’Alain Fournier rejoignit le front, nommé lieutenant d’infanterie, en août 1914 (photo ci-dessus).


Mystère sur la mort de l’écrivain

Après de très longues recherches effectuées, d’abord avec Maurice Gennevoix, puis avec Michel Algrin durant une dizaine d’années; il repéra grâce à un détecteur de métaux. La fouille systématique fut réalisé par le Laboratoire anthropologique de la DRAC de Metz, les vingt-et-un squelettes ré inhumés solennellement en novembre 1992 dans la nécropole nationale de Saint-Rémy-La-Colonne.

C’est dans sa vingt huitième année qu’il fut foudroyé en pleine jeunesse à travers un destin s’annonçant tragique, l’entraînant à jamais vers la nuit la plus ténébreuse de sa vie, pris dans les méandres d’un champ de bataille.

Depuis, le lieutenant Alain Fournier repose en compagnie de ses amis, au cœur du cimetière militaire de Saint Rémy la Colonne dans la Meuse.

Il peut être à la fois étonnant de relever à certains passages du roman des indices que l’on pourraient alors qualifier aujourd’hui comme prémonitoires, du fait que l’adolescent se sentait mourir très jeune. Notamment, lorsque l’on relis le passage où il évoque la phrase suivante 

« Il y aura prochainement un conflit, et n’en reviendra pas …« 

Avait-il perçu un message malencontreux, en faisant précisément une rencontre avec la face la plus sombre de son destin écourté ?


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