Parlez-vous
« le berrichon »
sans le savoir ?

Découvrez des aspects plus ou moins oubliés,
voire méconnus de la province…
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Découvrez un peu de l’ancien parler berrichon appelé aussi « parlures« , qui s’articule autour de la thématique « Berry d’Hier« , commencée sur mon précédent site. Lorsque le site aura atteint le contenu que je veux de fait republier, je vous partagerais ma sélection de liens externes, renvoyant à d’autres pages web en terme d’articles patoisants, que j’ai trouvée pertinente. 

En effet, je me suis rendu compte, à partir de vos courriels reçus, que quelques-unes des locutions de ruralité paraissaient soit familières à certains d’entre vous et pour d’autres, hardies et issues d’un langage spécifique. Ces locutions rurales sont répertoriés selon un classement alphabétique, avec quelques phrases patoisantes.

En vous baladant sur ce site, je vous propose de participez dans les commentaires si vous le souhaitez, à ce « patrimoine vernaculaire » qui retrouve, de fait, une place de choix au sein de Berry Au Cœur de France où l’on y partage l’identité culturelle sans exception.

Ah ouat, au bout d’la route, vinc’donc !
Ya bin guière que moué à m’areuyer comme chrétien, dam ! Bien v’nu cheu nous les patoisants !

Counnaissez-vous l’patois d’cheu nous ?
Vouloir ici vous apprendre cette ancienne langue de notre province berrichonne, autrement dit les « Parlures du Berry », se montrerait bien vite une entreprise beaucoup trop hasardeuse.

Néanmoins, quel plaisir de pouvoir glisser au cours d’une conversation de pays typique quelques mots de ce patois régional venu du fond des temps et qui réunit encore de nos jours des amateurs et habitants d’une même province, partagés entre deux départements, l’Indre et le Cher. 

Vous n’êtes pas sans savoir que la région est localement riche de ses « parlures« . Ce n’est pas réellement « Patois » dont il est question, mais d’avantage d’expressions parlées, d’où son étymologie de campagne qui va bien s’éprendre du Cher à l’Indre des ses bouchures, entre autre. Et puisque le site vient d’être publié lors des premiers jours de février 2018, une petite bafouille hivernale pour vous dire qu’ici, dans le bocage St-Amandois, il ne caille pas chaud !

Du bonjour, lors de votre arrivée sur les terres, à l’au revoir du départ (à la revoyure), vous pourrez toujours répondre oui ou non à une invitation, en remerciant (marci ben) votre hôte de sa proposition, avant de vous en renretourner. Si toutefois vous ne comprenez pas ( ), les berrichons ne vous tiendront de toute façon pas rigueur de votre méconnaissance de leur parler local au moment de vous excuser ( ).

À n’en pas douter, ils vous souhaiteront même en suivant la bienvenue ( ) !
S’il vous plait ( ), venez partager un p’tit verre de liqueur des bouchures ( ) et un peu de fromage ( ), en trinquant : « à la vôtre ».

Philo des « Bouchures »…

Je l’ai nommée ainsi, j’aime la philosophie. De fait, quelques billets que je publie : mes humeurs du moment, mes inspirations visuelles aussi. Pas forcément patoisantes, plutôt des scènes de vie : par exemple ci-dessus, un barriau spatio-temporel ouvert sur ballots ayant à cœur le bocage ! Et puis d’anciennes expressions comme ici

Lieux : Berry sud, nord, Cher, Indre

Suivant le lieu, ces parlers populaires se prononcent différemment. C’est le cas pour les bouchures selon qu’elles aient été plantées dans le Cher ou l’Indre. On retrouve aussi le même cas pour une brouette, et une casserole qui se dit castrolle à un autre endroit.

Le berrichon n’est pas une seconde lange comme le basque ou le breton, mais davantage une sorte de déformation de langage. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas, dans le parler traditionnel, de traductions sur les expressions, mais davantage des déformations donnant le même sens à un mot. Donc, plus de déformation au niveau du verbe que du mot lui-même. À partir d’un mot imagé, amusez-vous à quelques comparaisons entre  le Cher et l’Indre.

Je vous propose une sélection d’ouvrages que j’ai parcourue et que j’utilisais il y a quelques années, comme références et sources bibliographiques

Quelques exemples

Dans le sud, on dit : caroeiller (pour épier, ouvrir l’oeil)
dans le nord : s’aroeiller

sud : agrolle (pour corbeau)
nord : couâul

sud : déguernucher ( se lever du lit)

nord : dégueucher

sud : dordais (simple d’esprit)
nord : berlot ou simplet

sud : dube (pour huppe de cheveux)
nord : bube

sud : arondes (ronces)
nord : aronces
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Et ce parler peut même être différent entre deux villages voisins.

À Rians, une croix, une brouette, une fourmi, c’était : une crouais, une brouvette et un fromion. À Brécy à 7 km de là, c’était : la croué, la bérouette et la formi.

Par contre beaucoup de mots sont semblables et ont le même sens dans tout le Berry.

Tu vins ti un peu anc moué, j’ai queuqu’ chou’ d’bon dans l’arche, on f’ra l’raveillon.
Et pis on ira vouèr si y a encore des maies dans la bouch’tue et pis si on peut les avindre.
Arriv’ don, qu’avi don qu’tu travaill’ tant, laiss’ là ton cabasson.
T’aus bin assez arcandé pour aujord’hui !

Important : en lisant, il ne faut jamais faire les liaisons pour y mettre l’accent.

Personnellement, il y a pas mal de mots du Bas-Berry que je ne comprends pas, car jamais entendus.
Et vice-versa sans doute ?

N’oubliez pas pas de vous amuser aussi, lors vos essais à parlurer avec nous 😉
MA


✑  Par le biais d’une balade  ✑  P’tit dico des parlures  ✑ Biblio & Sources

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