Au cœur des échanges

Le principal argument est l’existence, dès le XIIᵉ siècle, du prieuré Saint-Saturnin, dépendant de la puissante abbaye de Déols. Un établissement monastique de cette importance n’était généralement pas implanté au hasard : il desservait une population, des terres agricoles et un réseau de chemins suffisamment fréquentés. Les pèlerins, les religieux, les marchands et les exploitants agricoles empruntaient ces voies.

Petite parenthèse en passant… quand j’évoque « les grandes voies de communication se développent », cela reste encore un peu abstrait pour certains de mes lecteurs courriels. Or, leur montrer les chemins que les hommes empruntaient réellement, en nomment ceux-ci, cela deveint soudainement plus parlant pour eux, surtotu lorsque lors de mes passages, j’ai pu photographiers quelques lieux : mes passages à Chârost, Châteaumeillant sont deux de ceux-ci.

Les routes, les veines du Berry antique
→ expliquent comment circulaient les hommes et les marchandises.

Il faut toutefois garder une petite nuance : au Moyen Âge, la frontière entre astronomie (l’étude des astres, des mouvements célestes, du calendrier) et astrologie (l’interprétation de l’influence des astres sur les événements humains) était beaucoup moins séparée qu’aujourd’hui. Un prince lettré comme Jean de Berry pouvait donc s’intéresser à la connaissance du ciel dans toutes ses dimensions.

 
L’époque de l’Italianisme apporte au Berry un nouveau raffinement artistique, visible encore aujourd’hui à travers plusieurs édifices remarquables. Parmi eux, le château de Meillant témoigne avec éclat de cette période de transition entre le gothique flamboyant et les influences nouvelles venues d’Italie. Sa façade richement ornée, comme ses décors intérieurs, révèlent le goût d’une époque tournée vers l’élégance, l’art et la recherche de beauté.

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