À une lettre près, le profane peut s’emmêler ! En fait, flairer la « malnoue » au tréfond de la glèbe, çà ne s’apparentait pas un peu à la sorcellerie, hein, des fois ?
Aussi, si l’on veut aller plus après dans le sujet, on pourra toujours se demander si l’eau de la terre ne servait-elle pas également à éteindre l’éventuel bûcher qui au Moyen-Âge, en guettait certaines, attendu que pour chaque mal, se trouve à côté son remède ? Ceci peut paraître sulfureux, toutefois, je n’en mettrais pas ma main au feu, justement ! Ajoutons que la sourcellerie a été condamnée comme sorcellerie au Moyen-Âge. Lesquelles renforcées par une quasi-homonymie et de fait, l’obsession des clercs et une certaine crédulité populaire, voyant ici l’œuvre de Satan dans la pratique. Globalement, je n’aurais pas aimée, du tout, m’incarner dans cette époque là.
En Berry, il y en a sûrement, oui, des adeptes du coudrier et autres baguettes. À plusieurs reprises, il m’est arrivé d’en tenir entre les doigts. De loin, je préfère penduler, bien plus à l’aise en la matière 😉
Par ailleurs, j’en ai rencontré s’exerçant à « aller à la source », ou chercher la source » de… Cela va peut-être faire hausser les épaules des plus cartésiens, ce genre de suspicion. D’autant que lorsqu’on se voue à découvrir les sources limpides, jamais de troubles fontaines et autres mare au Diable. Qui sait, humer l’onde des fluides et capter le fluide des ondes.
Aussi, j’ai connu plusieurs prêtres sourciers et chercheurs, dans un milieu d’études, également des rebouteux. Mais gardons-nous de confondre, car ces pouvoirs, quand on n’y croit guère, on ne les doit ni à Dieu, ni au Diable ! On ne leur dit pas non plus adieux, au risque de dire, pas loin « à diable ». Ce sont souvent plus des facultés parapsy qui se développent par sensibilité éveillée aux ressentis de toute nature, lesquels s’étendent – à mon sens – de la même manière que vous développer votre mémoire : autrement dit, en l’exerçant de façon rigoureuse, très régulièrement et de manière appliquée. En fait, il s’agit d’une sensibilité propre qui, également, dégage une forme d’altruisme.
À ce sujet, les avis des alchimistes furent partagés, allant du scepticisme de Paracelse à l’enthousiasme de Michel Mayer, lequel comparait la baguette à « une sage-femme, si, aidant les montagnes à accoucher des matières métalliques dont elles sont enceintes ».
Dans la Restitution de Pluton ou Thèse des découvertes des mines par les Beausoleil en France de 1602 à 1640, ceux-ci exposèrent également l’usage des sept verges métalliques : la « lumineuse, la » sautante », « l’éblouissante », la » battante », la « trépidante », la « tombante » et la « relevante », pour découvrir respectivement : l’or, le cuivre, l’argent, l’étain, le plomb, le fer et… Mercure, excusez, le Mercure.
Par Muriel Azemard
Quelques sources écrites
* Dans son Novum Testamentum (1521), Basile Valentin, Bénédictin et alchimiste, décrit sept « verges » telles que « divine », « luisante », « saillante », « transcendante », « tremblante », « tombante », « supérieure », « utilisées » par des chercheurs de charbon qui en portaient à leur ceinture ou à leur chapeau.
* Magie incantatoire, quant à la confection et à l’usage de la baguette recommandée par le Dragon rouge (grimoire anonyme paru en 1521).


Merci , votre blog est très agréable!
C’était un paysan poussant sa « bérouette », Nénesse le sourcier, qu’il s’appelait. Nénesse, alias Ernest Pessaud, le faiseux de boudin, naviguant sur les traînes entre Saint Chartier et Saint Août.
Il est né en 1921 à Vinceuil, commune de Saint Chartier. « Pessaud » dans le Berry, c’est pas un nom courant ….. sa vie non plus d’ailleurs! Il ne fut pas élevé dans la culture. De retour en Berry dans la maison familiale de La Breuille, il connaît des années difficiles. A l’école, il n’y a pas de cantine, chacun apporte sa nourriture et mange sous el préau, sauf les jours de grand froid. En même temps il faut travailler à la ferme, aider à la culture, mener les vaches au champs.
Après avoir aidé ses parents, il s’embauche en 1938 au domaine de La Roche à Saint Chartier, mais être domestique chez des métayers, ça ne rapportait pas grand chose !
Mais c’est là qu’il rencontre celle qui allait devenir son épouse. Le grand amour ? Oui, plus tard, après la guerre, Vichy et les chantiers de jeunesse. Jusqu’au 24 octobre 1942, à Messeix dans le Puy de Dôme, il fabrique du charbon de bois pour faire rouler les gazogènes. Puis il vendange dans le Languedoc.
C’est enfin de retour au pays et le mariage avec celle qui l’attendait, la veille du carnaval 1943 ( car on se marie pas pendant le carême!).
Sous les années de dur labeur, il change de métier et travaille aux poteries de la Vallée Noire et dans cette activité nouvelle, Nénesse se découvre un talent. » Je en savais pas que j’avais ce don là dans mes mains! Mais l’argent ne suit pas. Pour gagner sa vie dans ce métier, il faut être à son compte. IL se perfectionna dans l’art du tournage et il réalisa pour le Musée de George Sand de La Châtre, des épis de faîtage, à la demande des Beaux Arts. Il a aussi rejoint l’abattoir de La Châtre comme « tueur tâcheron.
A ces heures perdues, il était aussi connu comme sourcier à Saint Août. Il prenait son pendule d’argent et au dessus d’une photo, lui disait » Attends, bouge pas, je mets la main relevée, comme ça …. C’est bon ? …. «
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