Balade autour du Moulin au Riche

La douceur du paysage au départ du Pays-Fort plaira sûrement à certains d’entre vous !

Les lieux s’agrémentent de deux moulins bâtis en vis-à-vis et ils enjambent les bords du canal de dérivation de la Grande Sauldre (au Nord du Cher) qui passe à une centaine de mètres des habitations. Deux moulins pour un ouvrage rural superbement restauré et reportage pour mes voyages Petit Patrimoine de Pays – Au cœur des moulins.

______


Ce domaine comprenant plusieurs granges et deux moulins, est attesté depuis le XVe s. comme dépendance de l’abbaye cistercienne de Lauroy. Un ensemble d’architecture rurale saisissante, alors que nous arrivions sur les lieux.

Depuis leur construction vers 1520 les deux moulins en côte-à-côte ont été remaniés à plusieurs reprises. Le premier était à farine et mu par une roue à aubes entraînant une meule verticale en pierre. Environ un siècle plus tard, son mécanisme actionnait une meule horizontale. En fait, afin d’obtenir la puissance nécessaire pour le mouvoir, la roue à aubes se voit élargie.

Puis, la force hydraulique n’étant plus suffisante pour actionner tous les éléments de meunerie, une machine à vapeur est adjointe afin de compléter l’énergie produite par cette route à aubes. Enfin, en 1939, le moulin fonctionna grâce à une turbine et via deux puissants moteurs électriques. Depuis l’époque de Napoléon, le moulin est occupé par quatre générations d’une même famille.

° L’activité du moulin cesse en 1989, il n’est plus suffisamment compétitif par rapport aux nouvelles entreprises issues du mouvement de regroupement opéré dans le secteur de la meunerie.

Depuis l’environnement immédiat de cette pleine campagne si attachante que celle du Pays-Fort, est un autre patrimoine, celui des « granges à porteau. Doté de ce que l’on appelle en termes patrimoniaux un « entrant ». Ce style de grange très rustique en fait, est flanquée de part et d’autre d’un poulailler et d’une étable et autrefois, le foin était distribué au bétail, logé dans une étable depuis l’intérieur de ladite grange.

Ces visuels du Berry, issus du petit patrimoine de pays que j’aime photographier pour tout ce qu’il incarne, pour vous le partager, me parlent.

Ces sites où j’aime retourner car naturellement enchanteurs, ceux pour qui, dès qu’on les évoque, c’est l’émotion… J’en ai ainsi bon nombre, à découvrir sur Berry

Au Cœur de France, au fur et à mesure de mes envies de fous faire voyager, prenant en compte dans mes projets de publications le caractère patrimonial d’éléments paysagers, architecturaux et culturels du patrimoine rural d’hier et d’aujourd’hui, qui forment la beauté et de fait aussi la diversité identitaire de province berrichonne, au fond d’une époque qu’on peut situer des années allant de 1950 à 1960.

De cette balade virtuelle dans un premier temps, observez déjà les détails nombreux de ce bâti remarquable. Merveilleuse restauration entre colombages de châtaignier (pans de bois) et brique rouge. Modelée par le vent, le soleil et la pluie, cette grange véhicule quelque chose de réellement particulier, outre son identité de terroir. J’adore ! Et vous ?

Grange pyramidale du XVI e s. : bois et briques

Avant de le photographier, je contemplais longuement l’intérieur et notamment, la belle charpente (de chêne ou de châtaignier), pour les granges pyramidales à pans de bois, arbre symbolique du Pays-Fort.

Une seule grande ouverture (ci-dessous) en façade et un portillon sur la gauche et sous l’avancée. Il faut attendre l’époque qui suit 1968, pour que l’on reparle de l’architecture et du patrimoine rural.

C’est un profil  intéressant. Il montre une importante surface au sol qui permet d’engranger le matériel agricole, tels que tombereaux, échelles…

La vie à la campagne font de vigoureuse campagne pour le respect du patrimoine rural et du style régional. J’apprécie cette mémoire du passé, ces choses-là, non défuntes mais simplement laissées en sommeil. Et je crois en la mémoire des lieux, des murs.

Une grange telle que celle-ci, autrefois, devait probablement se montrer à la hauteur des hommes, aussi robuste que ceux qui la chevillaient au corps, travaillaient et engrangeaient son intérieur.

D’un détour par la commune de Concressault,
c’est faite la balade-reportage.