Après le passage par la galerie nord, cette seule galerie accessible sur les deux à l’origine. C’est ici que le groupe commence la visite, par une toute première entrevue sur l’histoire du lieu qui va être suivie par l’observation sur les dalles au sol, la gravure de l’épure grandeur nature : elle correspond à la rosace dite « aveugle » – pignon de façade ouest.

Qu’est ce que le mot « crypte » évoque pour vous ? Je ne révèle pas tout de nos pas à pas, de notre déambulation c’est le cas de le dire, afin de laisser un peu d’inattendu à votre visite potentielle. Je laisse cette page en commentaires fermés, pour axer ceux-ci plutôt sur l’article du chapitre – ici.

Depuis cette galerie située au nord : les voûtes à croisées d’ogives retombent sur des culs-de-lampe. Je reviens avec 2 photos amusantes, mais en vous laissant le soin de nous remonter leurs petites histoires, qui, si vous avez visité, ne devrait pas être souci pour les identifier.

Ci-dessous et partie gauche, vous distinguez l’autel de l’église basse.
Sur la droite, le long passage d’où nous venons pour visiter la crypte.

Ci-dessous, 12 vitraux (début du XVe s.) provenant de la Sainte Chapelle de Bourges (jadis attenante au palais ducal – Buhot de Kersers) furent transportés à la crypte : ils éclairent désormais ce magnifique ensemble.
Datés de 1404/1405 : ils représentent les prophètes.

Les vitaux de la Sainte-Chapelle, ici dans l’église basse.

Le gisant du duc Jean de Berry.


L’histoire raconte que nous contemplons seulement qu’une partie du tombeau du duc Jean (1340-1416) dans l’église basse. Celui-ci devait être impressionnant de mensurations et de sculptures. À son origine, le tombeau, oeuvre du sculpteur Jean de Cambrai, comportait une partie basse où figuraient quarante pleurants.

Jean de Berry est vêtu d’une robe d’hermine. Il est allongé sur une table de marbre noire, les pieds reposant sur un ours enchaîné et muselé (voir la page précédente qui montre plus de détails), cet animal héraldique que l’on retrouve sur son blason.

Les personnages qui entourent le duc sont le duc et Jeanne d’Armagnac, sa première épouse.


Le Jubé

Évoquant la Passion et la Résurrection du Christ (les Mystères de la Réincarnation), le Jubé, érigé vers 1250, servait à l’instruction, par l’approche visuelle, des fidèles laïcs qui n’avaient pas accès au chœur. Nous retrouvons beaucoup de ceci dans nos églises romanes berrichonnes et ailleurs, via les peintures murales, les chapiteaux dans la nef, et même parfois ces amusantes petites sculptures que l’on appelle modillons, cet art figuratif, etc. avaient cette même vocation d’instruire.

Large de 18 mètres et haut de 6,80 mètres, à l’origine peint en incrusté de morceaux de verre, dont certains sont encore visibles. Par la destruction du siège de la ville en 1562, les sculptures furent soit décapitées, soit détruites. Et puis en 1758, les chanoines (humm…) décidèrent sa suppression.

Entre 1850 et 1917, se seraient 480 éléments attenants à la partie supérieure – supports de l’arcature et du voûtement, découverts. De nombreuses traces de polychromie.
De gauche à droite ci-dessous, les fragments du Jubé.

D’importants fragments du Jubé sont exposés ici, de même que les 8 grandes statues (XIIIe s.) d’un dépôt lapidaire.

Ci-dessous, la scène : Le complot et la remise des trente deniers

Une visite incroyable de la crypte, il y a tant de choses à voir !
Continuons notre petit tour.

La Rotonde

Le guide commença par mentionner qu’à cet endroit, figurait probablement l’emplacement de l’une des tours de l’ancien rempart romain.

Le double déambulatoire gravite autour de cette rotonde, elle comprend ce lieu réservé aux tombeaux des archevêques de Bourges, qui se succédèrent depuis la Révolution. Vous le distinguez sur ma photo, chaque nom a été apposé sur la pierre.

En allant plus au fond de cette partie, vous y contemplerez la « Mise au tombeau » offerte vers 1520 par le chanoine Jaques Dubreuil.

Cette Mise au tombeau date de 1543, elle a été restaurée au XVIIe s.

De chaque extrémité du suaire: Nicodème et Joseph d’Arimathie.

Issu de ma Bible : « A proximité du Golgotha, dans un jardin, se trouve le propre tombeau de Joseph, qu’il a récemment creusé dans le roc. Avec Nicodème, il dépose dans le tombeau le corps de Jésus.

Joseph prit le corps, le roula dans un linceul propre avec des aromates (environ 34 kilos d’un mélange de myrrhe et d’aloès) – Jean 19, 39 – et le mit dans le tombeau neuf, puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. Le coucher du soleil approchant, et avec lui, le commencement du sabbat.« 

Très souvent comme ci-dessus, Jean est représenté auprès de la Vierge.
Ici est Saint Jean, soutenant Marie. Puis deux saintes femmes entourent Jean et Marie.

Jaques Dubreuil (représenté par le personnage agenouillé), après l’apôtre Jacques le Majeur identifiable avec son bâton de pèlerin. Autre représentation de St-Jacques à la cathédrale de Bourges : le 3ème personnage du vitrail est représenté avec la coquille sur son pied gauche.

La viste s’est conclue en remontant la galerie, via un dernier coup d’œil sur les culs-de-lampe.

Un chaleureux merci au guide pour cette sympathique déambulation au patrimoine religieux.

J’adresse également mon bon souvenir à un super couple Alsacien venu de Strasbourg (il se reconnaîtra) avec qui j’ai eu un immense plaisir à partager, au sortir de notre visite, leur dernière journée étape faite à Bourges : qui allait pour eux se terminer par la montée à la tour. Ce petit message est à leur intention, s’ils me lisent ici.

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