Ces adorables loges de vignes donnant une âme au paysage environnant

C’est une « loge 2 pans » : « C’était un réconfort. On s’asseyait à l’ombre de la cabane, on buvait un coup, on regardait la vigne, et, si elle était belle… on était heureux » – Un vieux vigneron de l’Indre

2 sept. 2017 : Balade à Reuilly

La valeur du patrimoine rural ordinaire n’est plus à démontrer. Témoin d’une architecture rurale et anonyme, les jolies loges de vignes symbolisent la mémoire d’une vie de vignerons à qui elles servirent de refuge. C’est un héritage paysager que je trouve attachant, autant que puisse l’être un vecteur patrimonial à transmettre, à partager.
Vous connaissez probablement tous les cabanes de vignes, elles ne manquent pas dans l’Indre, dans le Cher pareillement.

Autrefois, une loge regroupait un domaine, une locature. Ce sont des petites habitations où il n’y a qu’une petite entrée pierrée. Il faut la voir comme un refuge pendant les activités saisonnières ou à la rigueur, le stockage de matériel agricole. Ces loges permettaient de ne pas retourner à la ferme pendant la journée, donc, on peut penser qu’elles accueillaient le nécessaire du paysan. Une loge, c’est un logement en pierre sèche, elle peut aussi être intégrée à un muret.  Leur construction en pierres sèches est un art paysan qui s’est toujours transmis oralement. Bien sûr, pas de ciment reliant les pierres, toujours la même méthode, elles s’imbriquent les unes aux autres (muret, bâtiment, surface …), que de l’authentique pour parvenir au résultat.

Historiquement, les cabanes ne sont pas faites pour les randonneurs mais montre l’emplacement d’une activité agricole qui se faisait ou s’y fait encore à l’emplacement, cabane ou loge de vigne. Une majorité d’entre elles appartiennent Les cabanes appartiennent aux communes, aux commissions syndicales. Lorsqu’elles ne se trouvent pas au cœur des vignes, on les rencontre parfois beaucoup dans un pré ou un champ. Elles sont quand même davantage en vigne, ou non loin de celles-ci, c’est leur rôle principal. Si les maisons miniatures pouvaient parler ! Elles pourraient sûrement nous raconter de bien sympathiques histoires de la terre berrichonne. Des histoires de vignerons, des histoires d’hommes. Dans la vallée du Cher, elles s’écroulent parfois, elles ont un patronyme : les loubites, signifiant témoin d’une époque où la pièce de vigne avait sa place dans une polyculture, grande partie vivrière. Faire son vin, c’était d’abord avoir la certitude de savoir ce qu’on buvait.

Pan sud : ce que je photographiais du façonnage de la loge.

2 réponses sur « La loge de vigne »

  1. Merci Muriel pour cet article encore passionnant et bien documenté. Moi aussi j’aime découvrir les loges des vignes.

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  2. C’est un sujet intéressant! Il témoigne de l’importance de la viticulture dans notre région Berry.
    Cela protégeait le vigneron et ses outils.

     

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