Appuyé contre l’épaule du Sancerrois, Aubigny embrasse dans une même étreinte, conquérants écossais, seigneuries et bâtisseurs. La ville domine de son médiévalisme les vestiges d’une grande cité fondée par les Stuarts au début du XVe siècle, la ville d’Aubigny était située par quatre portes : la Porte du Château, la Porte Sainte-Anne, la Porte d’Argent et la Porte des Foulons.

Dans l’enceinte du château, une vue aérienne montre le tracé des fortifications, de part et d’autres de la ville et nous éclaire sur de nombreux détails intéressants de défense et le siège d’Aubigny-sur-Nère est par ailleurs mentionné depuis 1589, par des ligueurs sous les ordres du Maréchal de La Châtre. Par cet itinéraire de découverte de notre patrimoine local, Aubigny dans le Cher est fort étroitement liée au pays de l’Ecosse.

Place de la Résistance, la construction du château d’Aubigny commence avec Bérault Stuart, il est achevé par son gendre, Robert Stuart. Tous deux sont des compagnons d’armes du chevalier Bayard et contemporains de Léonard de Vinci. En 1512, un gigantesque incendie ruine la cité des Stuarts. Robert la relève, il lui en coûtera trois forêts d’où les belles maisons à pans de bois que l’on voit aujourd’hui.

À la fin du XVIIème siècle, la duchesse de Portsmouth agrandit le logis jusqu’à la chapelle, aménage la tour de l’aile ouest, et créé les Grands Jardins. Vers 1810, le château est encore composé d’une avant-cour, d’un grand pavillon d’entrée à deux étages, et d’une cour d’honneur bordée de bâtiment. L’aile orientale abrite l’ancien logis et la chapelle, l’aile opposée sert de dépendances et de communs qui se prolongent en fond de cour par un petit pavillon couvert d’un dôme qui abrite une horloge. A l’extérieur, la basse-cour abrite les logements du gardien et des gardes, les écuries et les remises. L’orangerie et les serres donnent dans une autre cour, suivie d’un enclos appelé les Grands Jardins.

Fin du XIX ème siècle, la mairie, l’école, la gendarmerie, le tribunal et la prison s’installent dans le château. L’aile sud et la tour de l’horloge sont démolies au début du XXème siècle. L’ensemble a fait l’objet d’importantes restaurations effectuées par l’architecte de la ville, Paul Gurérin, entre 1925 et 1925.

Le style Renaissance qui caractérise la construction, avec des fenêtres à meneaux et des tourelles en encorbellement, est inspiré aux bâtisseurs lors des guerres d’Italie. La forteresse est agrandie par Louise de Kéroualle, qui est à l’origine de la création du parc qui porte son nom. Le bâtiment est utilisé comme école primaire au début du XXe siècle : il est ensuite affecté aux locaux de la mairie, ainsi qu’au Musées Auld-Alliance, Marguerite Audoux et Pierre-Rateau.

En Sologne berrichonne, la cité des Stuarts, c’est Aubigny-sur-Nère qui n’a jamais pu se défaire de son lien avec l’Ecosse. Aubigny a été écossaise pendant les 400 ans de présence de la famille des Stuarts. Depuis moult années, la ville célèbre cette identité en organisant les fêtes chaque week-end du 14 juillet. Au programme : spectacle historique son et lumière, marché médiéval, pipe-bands, défilés costumés.

Reçu par courriel de Tom Trillard-Mac Gregor.
Drum major du Auld Alliance Pipe-Band,
 avec son fils Elvis


Lors des fêtes écossaises d’Aubigny.

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