Pour quelques légendes à l’ombre, trouvées au pied d’un chêne majestueux, rigoureux, pendant la promenade entre contes et légendes du Berry et un petit goûter partagé non loin du Saint-Amandois ?

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Cet article est un avant-post…

Le Berry est en effet jalonné de légendes, baigné de mystère, fait d’ancestrales superstitions, d’insolite, où se révèle l’étrange. Est-ce pour retenir le visiteur sous le charme ? Une très ancienne province qui par une époque révolue aujourd’hui, comptait sur quelques birettes (spectres en chemise blanche) et histoires étranges pour fortifier ses propres arcanes, ses mystères, son occultisme, comme le révéla le Musée de la Sorcellerie » à Blancafort, en Pays-Fort.

Donc, un don pour le « fantastique » illustré de ci, de là, y compris dans certaines de nos églises romanes berrichonnes. Un Berry constellé de curiosités.

De nombreuses légendes berrichonnes relatent cet état de fait. C’est surtout du côté de la Vallée Noire et de la Brenne que cela produirait le plus matière à réflexion. Bouchures et carroirs ont longuement été évoqués dans ce sujet au siècle dernier. Et les procès en sorcellerie y furent légion. Des campagnes  » hallucinées » (décrites ainsi aux Légendes 1 Diableries du Berry (Gilbert Laconche – Editions Verso) offraient des décors appropriés. 

– Par exemple, la chasse au Bôdet, chasse nocturne qui traverses les airs avec dit-on, des hurlements, miaulement et abois. Des paysans affirmèrent que ce tintamarre fut produit par Georgon et ses suppôts, au moment où il conduisait les âmes en enfer. 

Le carroir (carrefour en berrichon) de la Croix-Temple, placé sur le chemin qui conduit au village de Cosnay, serait souvent visité par un tornant (revenant) enveloppé d’un linceul. 

Une autre légende explique l’origine de la Pierre de Lu : si un jour vous empruntez la route qui mène d’Alouis à Allogny, vous passerez non loin de la Pierre de Lu, menhir qui a gardé dans son nom le souvenir de Lug et la mémoire d’un culte que les anciens y perpétuaient. Dans un champs, deux pierres levées montent la garde, mais à la base de la Pierre à la Bergère, se trouve une double cavité où l’on peut introduire la main et qu’il est impossible de boucher. La légende raconte qu’à plusieurs reprises les paysans essayèrent de combler l’ouverture avec des pierres et de la terre. Dès le lendemain, la cavité était à nouveau vide. 

Les contes et légendes sont très souvent gorgés de sang, celui qui ruisselait jadis sur les autels des religions primitives, d’après Gembloux. Au travers de ses notices sur Bourges et le département du Cher, ce sont des récits colportés jusqu’ici oralement et adaptés à la sauce romantique. Avec ses Légendes rustiques en 1958, George Sand ne prétend pas à une méthode scientifique, c’est une démarche romanesque. Au final, c’est à Daniel Bernard que revient le mérite d’avoir su faire un point sur ces traditions du Berry avec l’ouvrage « Sorciers et Jeuteurs de Sort. 

Le paysan du Berry s’est longuement trouvé confronté, dans ces conditions particulières, à d’innombrables manifestations surnaturelles (….). Dans une province où le merveilleux est omniprésent, l’imaginaire de campagnards. 

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