Bienvenue dans cette nouvelle promenade. Au cours d’une journée mémorable à Sancerre, j’ai exploré le village l’été, ce qui a permis une randonnée au cœur du vignoble. Sancerre, une appellation que connaissent les amateurs de vin du Centre Val de Loire à travers le monde… Mais aussi un village perché au cœur du Cher, où le riche héritage viticole se marie au patrimoine historique, épicurien et berrichon en d’autres mots…
Connaissez-vous Sancerre ?
En remontant les eaux du fleuve royal, la Sologne cède le pas aux riches terres du Pays-Fort que dominent les coteaux viticoles réputés du Sancerrois. Contrée magique pour ceux qui la redécouvrent de temps à autre, empreinte d’une certaine nostalgie pour ceux qui l’ont quittée et d’un engouement durable, un art du bien vivre pour ceux qui y demeurent. C’est la rencontre d’une histoire, du patrimoine de pays, de la nature, des légendes.
Mes escapades dans le Sancerrois ont été nombreuses, entre la ville et celles des alentours. C’est une destination qui possède plein d’atouts : on peut se promener dans la vieille ville historique blottie au pied de sa forteresse.

Promenade à Sancerre –
©Berry Au Cœur de France
Le village sancerrois rejoignait, en 2021, 4 autres Plus Beaux villages de Frances en Berry. J’ai publié ici un billet de quelques lignes à son propos.
Découvrez cette délicieuse escapade, en commençant par l‘ambiance historique, puis ma déambulation des ruelles et rues étroites, très loin d’avoir été ouvertes pour y accueillir le passage d’une circulation touristique dense que nous lui connaissons désormais. Ces rues sont pentues dès que nous franchissons la poterne, le porche aux armes de la ville : la Porte du Comté de Sancerre. Puis, de son église, le petit patrimoine à une traversée dans le vignoble, une histoire qui ne demande qu’à être partagée.
Un peu de l’histoire de
Sancerre
Je vous raconte dans un article mes lectures à connotation historique. Notamment, en sont que j’affectionne particulièrement, lorsque écrites par Jean Des Cars.

Porte de Sancerre
Très intéressant, le fait d’entrer dans un village, une ville par sa Porte lorsqu’elle s’y trouve encore accessible de la sorte. Si j’en parle ici, c’est parce que je me plonge beaucoup dans les ouvrages de Jean Des Cars, historien, journaliste et écrivain, spécialiste du sujet qui a écrit plusieurs œuvres, quant à l’Autriche et la famille impériale. Au fil d’une de mes lectures, je le découvre évoquant en quelques lignes une épopée jusqu’à la « Porte de Sancerre ». Quelques bribes que je relevais, entre autres historiques, austro-français. Ma photo ci-dessus illustre la Porte sancerroise. Autrefois, l’entrée dans une province se faisait par l’accès aux portes. C’est toujours fort intéressant à ce propos, pour comprendre mieux un village, son comté.
La Porte de Sancerre – Remparts des XVIe, XVIIIe et XXe s., découvrez Rue d’Oison. Elle est ornée des armes de la ville.
La cité historique
Depuis le plus lointain passé, les hommes se sont installés ici. D’abord, très certainement à cet endroit précis que nous distinguons, Saint-Thibault, port avancé de Saint-Satur en bordure de la Loire. Gordona, la cité des Boîens dont parle César, peut-être, mais à coup sûr, la ville gallo-romaine établie à ce point de franchissement du fleuve, auquel aboutissait la voie pavée qui partait de la porte Gordaine de Bourges et qui fut plus tard baptisée « Chemin de Jacques Cœur ». Gordona, château-Gordon, bientôt christianisée, prenant au IVe siècle, après la translation d’un certain martyr africain, Saint-Satyrus.

Les armes de Sancerre – ©Berry Au Cœur de France
Le nom de Sain-Satur, mais très tôt aussi, dès l’époque carolingienne, un petit village à flanc de coteau, groupé autour de l’église de Saint-Romble (Saint-Romulus), qui fut nommé par déformation populaire du même mot, Saint-Cère, qui donna Sancerre. Voici pour l’étymologie de la ville.
L’origine de la seigneurie est assez obscure. Nous savons toutefois qu’au Xe siècle, le comté de Sancerre appartenait à la Maison de Champagne et que c’est vers cette époque que fut édifié un château-fort, au point culminant de la colline.

Rue Basse des Remparts
©Berry Au Cœur de France
La promenade à pied permet de faire une halte jusqu’ici.
Le Temple
De 1725, année de la destruction accidentelle de l’église Saint-Jean, à 1777, année de la mise en service de l’église Notre-Dame, due à l’initiative de l’abbé Gourru, curé de Sancerre de 1658 à 1662. En 1658, il acheta de ses deniers à différents propriétaires des jardins situés au sud de l’ancienne église Saint-Jean.
À la révolution, le couvent est déclaré bien national et la rue devient « Basse des Remparts« .
Ci-dessus, le temple de la ville (restauré en 1994). La paroisse appartient à la région Ouest de l’Église réformée française : elle porte le nom de Sancerre-Bords-de-Loire, englobant les deux rives du fleuve de Pouilly à Sully. À l’intérieur, Moïse tient les Tables de la Loi.
La chapelle devient lieu de réunion d’un club révolutionnaire et des militaires du district sont logés dans certains locaux du couvent. Sous le Consulat, c’est la Gendarmerie à cheval. L’ancienne chapelle est affectée au culte protestant ; elle l’est toujours. Sous l’Empire, le Tribunal s’installe dans une autre partie des bâtiments conventuels, ainsi que les services municipaux, en attendant la construction d’une nouvelle mairie.
24 H à… Sancerre
Mon parcours sur les traces de Bacchus

Une tour-forteresse surplombant le vaste paysage de vignes bordées par le fleuve Ligérien. Sancerre se découvre aussi par son esplanade César, qui, d’ici, dépeint un panorama absolument splendide et pittoresque sur la Loire et ses villages parsemés à proximité. Situé dans le département du Cher, le village vignoble, parcouru surtout pour sa gastronomie, vous ravira, si vous aimez conjuguer découvertes, balades paysagères, patrimoine et balades gourmandes et le goût de la générosité.
Voici ce que vous pourriez voir
depuis l’esplanade César à Sancerre
Paysage avoisinant Sancerre

Au lointain, on distingue la Loire

Ici se déploie le village de Saint-Thibault, lové autour du pont qui créait un paysage : contemplez ce panorama de plus près.
Pour accéder à ce visuel, remontez le centre du village et allez jusqu’à la tour de l’ancienne forteresse.
Elle y est très bien inscrite en termes de signalétiques touristiques, vous ne risquez de fait pas de passer à côté de votre promenade.
Richesse historique
Héritage culturel
Sancerre en période estivale et jusqu’à l’automne, balise la saison au rythme de rencontres avec la tradition berrichonne, l’artisanat, de nombreuses festivités culturelles de pays et dans les villages alentours à Sancerre : Bué et ses vignes et birettes dans les vignes rythment ces rencontres. Lors des jours de fêtes, le folklore berrichon s’y donne rendez-vous, et tangue au son de la vielle, de l’accordéon et de danses populaires avec la Sabotée Sancerroise accompagnée d’autres intronisations régionales.

Ces temps et lieux de vie, pour dynamiser nos villages et campagnes, cela se nomme encore de nos jours modernes « transmission » culturelle. Prenant en considération les patrimoines et l’échange, sous l’œil avisé de ceux qui œuvrent en fidélité pour leur province.
Au gré des promenades
L’esplanade Porte César offre une vue panoramique de 180° sur la Vallée de la Loire, dominée de 150 mètres. Dans le lointain, la ligne bleue des bois de la Puysaye. À vos pieds, l’agglomération de Saint-Satur, blottie au creux de la vallée Sancerroise. Ici, nous sommes aux confins de trois régions naturelles :
- Le Pays-Fort : à l’horizon, au Nord, aux terres lourdes, aux terres à pots, aux champs fermés de haies, pays bocager de polyculture et d’élevage, qui, au-delà de la Loire que nous apercevons en fond, correspond à la Puisaye de la Nièvre et de l’Yonne.
- La Champagne du Berry au loin, au sud, calcaire, aux champs ouverts à perte de vue, puis le Val, large ruban de prés d’embouche et son écharpe d’alluvions et de sable entre les failles parallèles de Sancerre. Dans le Val et en bordure de la Loire, à flanc de coteau et groupé autour de son église, Saint-Satur.
- Dans le Val et en bordure de la Loire, à flanc de coteau et groupé autour de son église, Saint-Satur.
La route des vignobles du Berry passe par ici, au même titre que les randonneurs qui s’y arrêtent en nombre, pour y rencontrer de très jolis paysages depuis le Piton à flanc de coteaux. Des vignobles à perte de vue qui n’en finissent pas de s’étendre et dont la Loire arrose leurs pieds. Un village nature, du patrimoine historique, de la randonnée, des villages jouxtant Sancerre tels Chavignol, Crézancy, Saint-Thibault, où vous pourrez aller sous le signe de la découverte et en deux temps et trois mouvements : voir aussi.


Place du connétable
Louis de Sancerre
J’ai parcouru le circuit piétons proposée par l’OT de Sancerre. Cette promenade touristique vous fera découvrir le maximum : vous emprunterez les ruelles étroites de la médiévale Sancerre, rues sinueuses, loin d’avoir été conçues pour y voir circuler le tourisme d’aujourd’hui. De fait, vous allez traverser à pied le village, le descendre dans son entier pour rejoindre les vignes que vous traverserez en petite partie, et reviendrez, par une boucle, à votre point de départ. Ayant conservé l’itinéraire, je vous le partage. La promenade comprend 17 haltes au total. Une bonne façon de faire le tour agréablement de la ville à pied.

Le circuit commence à l’Esplanade César, puis va par la rue des Trois Piliers. Sancerre construite sur son piton, est jalonnée d’une multitude de rues et ruelles où tout invite ! Puis on rejoint la Place du Connétable Louis de Sancerre. Ainsi désignée en hommage à Louis de Sancerre (1340-1403), compagnon d’armes de Du Guesclin. Maréchal de France en 1368, connétable en 1397, Louis de Sancerre, honneur insigne, a été inhumé dans la basilique Saint-Denis près du roi Charles V, son ami qu’il avait servi. De la place du Connétable, on voit la Tour des Fiefs. D’ici, nous reprenons les rues pour faire une halte devant la Tour, mais que nous n’aurons pas visitée (en visite un dimanche à l’époque).

La Tour des Fiefs (1390 – 1398) & XIXe s.
Architecte : Guy de Dammartin
La tour des fiefs représente le dernier vestige du château des Comtes de Sancerre. C’est en 1621 qu’Henri de Bourbon, Prince de Condé, gouverneur du Berry, intrigant contre le roi auquel les Sancerrois étaient restés fidèles, fit raser ce qui restait du château fort (cette tour exceptée) et les remparts de la ville. Un musée privé aurait été installé au rez-de-chaussée, et, au premier étage, une chapelle.
À son origine, il était un château entouré de murailles, flanqué de plusieurs tours, de courtines irrégulières. La tour de Sancerre se distingue de très loin à l’horizon du paysage vignoble, ce qui me fait dire que c’est probablement la plus haute tour élevée. Sans doute même élevée par le maître d’œuvre du duc Jean. Après la démolition d’un escalier à vis, lequel sera remplacé par un en bois, qui lui-même précèdera des restaurations intervenues en 1925.
Puis, la Place du Puys du Marché, au fond du parc à voitures, à gauche, l’ancien oratoire de Jeanne Sorel, devenue comtesse de Sancerre en 1466 par son mariage avec Antoine de Bueil. L’immeuble, siège de la Caisse d’Épargne de Sancerre.

Place du Puits du Marché : ancien hôtel – XIXe s. – de César Thomas de La Thaumassière et médecin d’Henri de Bourbon. C’est la maison où Gaspard Thomas, historien du Berry et avocat, est né en 1631. Il s’agit d’un bâti qui a été souvent modifié, agrandi depuis. Il est situé sur une place où autrefois s’y tenait le marché aux fruits et légumes.
À présent, nous quittons les lieux et partons en direction de la septième halte de notre balade découverte, celle qui nous fait arriver à la Rue Porte-Vieille.

Autrefois, le centre du quartier vigneron de la cité. Au numéro 6, vieux logis des Saint-Palais et Turpin, seigneurs de Vaufreland ( XVe siècle).

La Ruelle du Four conduisait jadis du quartier de Porte-Serrure et du quartier Saint-Père au four banal du Comté dans la rue qui porte ce nom.

Aujourd’hui, la rue est formée de deux parties rectilignes à l’équerre mais autrefois, de la rue du Puy Poulton à la ruelle du Four, elle serpentait entre les maisons et les jardins.
Continuons le parcours dans la rue du Vieux Prêche. Cette rue desservait un temple protestant construit en 1609, avec l’autorisation de Jean V (Maison de Bueil), entre cette rue et la rue Porte-Serrure. Il fut démoli en 1685 après la révocation de l’édit de Nantes. Le grand Condé était alors comte de Sancerre.
Dans la reconstitution photographique, nous avons égaré 2 clichés qui manquent donc à l’illustration du chapitre : le Méridien, Place de la Panneterie.
Place Saint-Père
Une école maternelle a été construite en 1954 sur l’emplacement de l’ancienne église Saint-Père-la-None (XIe siècle) qui dépendait de l’abbaye de Saint-Satur.

On a retrouvé, en creusant les fondations de cette école, les bases de huit piliers qui ont été préservées. Pendant la Guerre de Cent Ans, l’abbaye de Saint-Satur fut pillée par les Anglais : cinquante de ses moines furent jetés dans la Loire près de Cosne et quelques-uns d’entre eux, qui avaient réussi à se sauver, trouvèrent refuge au monastère de Saint-Père-la-None, dont les bâtiments devaient être saccagés lors des guerres de religion au XVIe siècle.
Le Beffroi
Nous remontons le fil de l’Histoire. Nous sommes en 1190 à l’époque d’Étienne, premier comte de la Maison de Sancerre, celui-là même qui, avant de partir en croisade avec son roi Philippe Auguste, accorda à la ville de Sancerre et à ses habitants les « coutumes de Lorris » alors considérées à cette chronologie de l’histoire comme les plus libérales du royaume capétien

Au XVe siècle, le temps n’était plus où les comtes de Sancerre osaient s’attaquer à l’autorité des rois et, au fur et à mesure, les grands barons s’étaient détachés de leurs possessions (sauf pour en percevoir les revenus), ayant quitté leurs terres. Dès 1466 puis en 1490, un échevinage avait été établi à Sancerre. Régis par la coutume de Lorris et pour bien marquer une puissance nouvelle, les bourgeois de la ville, administrateurs effectifs de la cité, avaient alors, au commencement du XVIe siècle, édifié le beffroi municipal face au château fort du comte. Le beffroi est de 8 mètres de côté environ et de 20 mètres de hauteur. I possédait une très belle flèche de pierre qui, malheureusement, s’écroula un jour de grande tempête en 1725.
Le beffroi est divisé en trois étages :
– au rez-de-chaussée : une chapelle,
– au premier étage : la salle d’honneur et des échevins,
– au second étage : la salle des cloches
Un escalier en spirale, avec porte d’entrée sur la rue du Méridien, permet d’accéder aux différents étages.
La Chapelle
Elle est voûtée en croisée d’ogives. À sa clef de voûte, on voit un personnage sculpté en haut relief, représentant, dit-on, Saint-Romble, ermite du Ve siècle. Il tient une crosse de la main gauche et bénit de la main droite. Un ruban de pierre finement dessiné, d’une largeur de 10 centimètres, l’entoure entièrement.
Deux beaux vitraux, posés lors de la restauration de la chapelle en 1951, éclairent la salle, l’un représentant les disciples d’Emmaüs, l’autre Notre-Dame présentant son Divin Fils.
La Salle des Echevins
La salle du premier étage devait servir aux réunions des échevins. Elle renfermait « le trésor », c’est-à-dire les chartes de Sancerre.
D’une belle cheminée de pierre ornant le côté nord, seuls les chambranles ont subsisté. Deux belles fenêtres éclairent toujours la pièce.
La Salle des Cloches
De 5,70 mètres sur 6,20 mètres, la salle des cloches n’est plus séparée au premier étage que par un plancher qui repose sur son solivage. Seul le mur de la face ne possède qu’une ouverture. Le solivage horizontal est d’origine.
Les cloches du Beffroi
Les cloches du beffroi de Sancerre s’intègrent de la manière la plus vivante dans l’histoire de la cité.
Lors des guerres de religion, et en particulier du siège mémorable de 1573, les habitants et les réfugiés protestants tinrent tête pendant six mois à l’armée royale commandée par Pierre de La Châtre, gouverneur du Berry, tandis que dans les rangs de cette armée assiégeante, plusieurs gentilshommes appartenaient à la famille de Bueil alors en possession de ce comté.
Après la reddition de la ville, le maréchal fit transporter à Bourges la cloche du beffroi de son horloge. Ces deux témoins des heures tragiques sont, depuis peu, retrouvés dans le beffroi. La cloche, datée de 1509, porte cette inscription :
Marie, Saint Jean, Saint Pierre, Louis XII régnant en France, je fus l’an mil cinq cent et neuf, pour les habitants de Sancerre, parfaite pour Saint fondu tout neuf ». Déposée pendant des siècles dans l’église Saint-Bonnet à Bourges puis au musée du Berry qui en est propriétaire, cette cloche a été confiée « en dépôt » à la ville de Sancerre en 1990.
À partir de 1573, ce beffroi servit uniquement de clocher à l’église. Il fut doté de deux cloches. Le 26 août 1701, elles furent brisées pour être refondues et transformées en trois nouvelles cloches. En 1725, une violente tempête « déboîta » la haute flèche qui donnait son élégance au monument. Cette flèche fut remplacée sans doute pour raison d’économie par la toiture plate qui, de nos jours, alourdit incontestablement la silhouette du monument.
En 1789, lorsque débuta la Révolution française, trois cloches se trouvaient dans le clocher : deux furent descendues et brisées, l’autre fut maintenue pour les sonneries de l’horloge et, éventuellement, pour sonner le tocsin. En 1860, cette cloche unique fut remplacée le 28 août de la même année par quatre cloches qui furent elles-mêmes refondues en 1897 et remplacées par les cloches actuelles portant les noms de :
– Françoise, Marie, Pauline et Gabrielle. La première de 2.310 kilos donne le « do »; la deuxième de 1.644 kilos le « ré »; la troisième de 1.147 kilos le « mi » et la quatrième de 925 kilos le « fa ».
Le beffroi a aussi un cadran solaire que nous pouvons très bien découvrir de la rue du Méridien.
Classé MH en 1913, le Beffroi a été remarquablement restauré.

Cette entrée de la Rue Mac Donald est la
quinzième étape du circuit, c’est l’ancienne
rue du Cheval Blanc.
Cette entrée de la rue Mac Donald est la quinzième étape du circuit, c’est l’ancienne rue du Cheval Blanc. Du nom du maréchal d’Empire, né à Sedan, qui a passé ses années de jeunesse et d’adolescence avec ses pères, mères et sœurs, dans un petit bâtiment qui est situé derrière la maison, indiquée comme vous le voyez, par la plaque, comme sa maison d’enfance.
Puis, la Place et rue Saint-André, du nom de l’ancienne chapelle Saint-André bâtie au XVe siècle, une chapelle est dédiée à Saint-Itier.



la rue des Juifs
Après le Conseil de Bourges de 1276, cet emplacement fut assigné aux Juifs de la localité qui s’y installèrent. Cette rue à conservé son nom. D’ici, se termine le parcours. Si vous y allez, n’hésitez pas à me partager vos retours d’expérience. Si mon article vous a plu, également, partagez-le, vous en remerciant par avance.

Sympathique vivance fleurie que je côtoyais, en progressant parmi les nombreuses ruelles médiévales.

Ci-dessus, ce n’est pas la maison de Bacchus, non. Si vous connaissez, n’hésitez pas.

Gloriette du XIXe s. Cette maison bourgeoise a conservée le petit cabinet d’agrément qui ornait son jardin.
Randonnée autour de Sancerre
Boucle en passage dans les vignes
D’ailleurs à ce propos, de nombreux départs de randonnées autour de la ville, et notamment, ma traversée Imaginez une pause déjeuner sous la treille, au cœur des vignes ! Vous y goûteriez le petit verre de sancerre offert par un accueillant vigneron, passionné par l’histoire du terroir, il vous conterait l’histoire de deux saveurs et de leur union réussie : le sancerre et le petit crottin de Chavignol.

Randonnée dans les vignes – ©Berry Au Cœur de France
À Sancerre, on parle vin depuis la nuit des temps.
Ou presque… La réputation de la contrée était telle depuis un lustre, que le village de Sancerre a choisi d’accoler cette appellation à son toponyme, afin d’en partager le prestige. Grand parmi les vins du Centre Val de Loire, son vin a aussi un statut à part au milieu des grands crus de France. Rien de commun avec d’autres régionaux, le sancerre se singularise.
L’histoire du territoire d’appellation sancerre en termes de différence, c’est le sol et son piton sur lequel ont pris racine les vignes. Quant au sol, c’est celui que se partagent communément les nombreux viticulteurs artisans, un sol auquel ils sont profondément attachés, issus d’une tradition de générations. Il est vrai que ce n’est pas un vain mot de parler du sol à propos des 2900 hectares et 14 communes du vignoble qui font la fierté berrichonne.
- Les sols sancerrois se component de terres blanches au plus à l’ouest : argilo-calcaire
- Du très pierreux et calcaire, nommé caillottes
- De l’argilo-siliceux à l’est, sur les hauteurs
Exporté par la Loire, Sancerre produisant du pinot noir sera souvent mentionné dans les écrits royaux. Comme pour de nombreux autres vignobles de France, celui du Sancerrois fut victime du phylloxéra – insecte venu d’outre-Atlantique – qui provoque la maladie de la vigne. Puis le Sauvignon blanc. Particulièrement bien adapté au climat, il se développe et la qualité de son vin est reconnue en 1936. Depuis l’année 1959, les vins routes et rosés , issus du pinot noir, cépage noble, sont classés aussi AOC.
Autour du terroir composé essentiellement de vignes à perte d’horizon, un beau terroir idéalement situé à la source Ligérienne, Sancerre et ses coteaux calcaires sont mondialement réputés pour ses vins. Ci-contre, notre balade au cœur des vignes, pour apprécier le grand air vivifiant du Berry.
La Vélo et Fromages : Berry

Randonner autrement bon !
Vous êtes fan aussi de vélo et des fromages de Terroir ?
Vous pédalez et vous vous régalez ! Voici qui devrait vous ravir dès le printemps !
Associer envies de balades à vélo et découverte du territoire. Avec Miam Berry, découvrir la province répond à une profusion de gourmandises, via le patrimoine culinaire que je sélectionne pour vous, au rythme des envies. Je vous propose régulièrement, fidèlement, de découvrir le terroir, par ses fromages notamment !
La « Bourges-Sancerre »
Nos Berrichons la connaissent bien ! Mais pour vous, amis lecteurs en visite sur Berry Au Cœur de France, j’ai voulu vous partager quelques bribes expliquant ce qu’est ladite randonnée. Chaque année en février, cette randonnée médiatisée se renouvelle pour le plus grand plaisir des « marcheux », comme il est dit du Berry. L’accord de la pierre, du vin et de la randonnée y est réuni sur des kilomètres de distance entre Bourge et Sancerre : du soir à la nuit et au petit matin, nos courageux Berrichons gravitent pour leur plaisir d’une belle randonnée. D’ici quelques jours, je rédigerai un récit de cette randonnée mythique, rien que pour vous, amis et lecteur.
Pôle d’attraction…
& d’inspiration !
Gastronomie Vins – Fromages

À Sancerre, chaque vigneron et chaque producteur du fameux Crottin de Chavignol est un peu artiste, fier(e) de servir la France et par delà, en termes de spécialités œnologiques et caprines depuis son propre terroir. Aussi, témoin fastueux de l’appellation, la Maison des Sancerre pour l’AOC sancerre.
Domaine Chavignol – Sancerre
Je le mentionne plus haut dans l’article, l’appellation Sancerre se partage sur 14 communes, à Sancerre et autour. Nombreux sont-ils, nos valeureux petits producteurs autour de leurs dives bouteilles, à faire les beaux jours du Berry, de la France et mondialement.

Avec plaisir, je partage l’un de mes coups de cœur, côté AOC. Dans l’article, vous y côtoierez également le délicieux petit crottin AOP Chavignol.

Découvrez mon article illustré de franche gourmandise, sur Miam Berry
Presque situé à 50 km au-dessus de Bourges, se déploie le Sancerrois par ses petits villages alentours à la ville de Sancerre et notamment Chavignol. Zone d’appellation qui produit (à quelques pas du village) le crottin de chèvre au lait cru, à la croûte crémeuse et moelleuse. Le nom est issu de « crot » qui selon l’ancien parler rural berrichon signifie « trou« .
Expression que l’on trouve aussi lorsqu’on se laisse conter les granges pyramidales du Pays Fort. Sancerrois et Pays Fort se jouxtent. Suivre le lien pour découvrir et écouter.
Artistes et artisans
En dehors de l’occupation de nos vignerons, de nombreux talents se sont installés à Sancerre pour ouvrir des petites vitrines échoppes, vitrines artisanales au cœur de la cité. Quelques amis ou connaissances là bas, m’informant de nouvelles du pays, voici un petit clin d’œil que je leur fais sur cette page – de passage, ils se reconnaîtront.


Sancerre on adore à toutes les saisons ! Nous aimons tout particulièrement siroter sur ses terrasses et prendre notre temps avant d’aller en caves.
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Comme toi amie, j’aime bien me promener dans les ruelles moyenâgeuses à Sancerre, mais surtout pour nous, quand il fait bien beau, pas automne ni hiver.
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Oui, c’est une promenade à faire absolument, à vivre aussi au gré des plaisirs que la ville offre en terrasses, certaines d’entre elles font même très intimes.
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Village qui se découvre bien sûr en toute saison. Là où tu as sans doute raison, les beaux jours permettent de prendre son temps pour de la randonnée, et je peux dire qu’en sont de nombreuses proposées sur Sancerre et autour.
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Tu me rappelles de bons souvenirs de ma visite précédente à Chavignol où nous sommes allé pour des fromages. Agréable balade ton article!
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Tout à fait, Jean-Marie.
J’essaie de te contacter cette semaine.
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Super, j’en fais une visite bientôt, merci Muriel.
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Merci pour ton passage, tu nous diras çà !
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Se détendre sur les rives de la Loire supère belle est une jolie randonnée.
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Oh oui, de superbes promenades paysagères.
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Superbe ton article sur le village Sancerre, merci beaucoup, j’ai partagé.
Gros bisous !!!!!
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Merci à toi Charly ami !
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Coucou, je viens de partager ton article, plein de bises et bonne semaine.
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Merci Lorette !
Bises aussi.
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Bonsoir Muriel,
Ton article m’a vraiment plu. Lorsque tu écris ceci ‘ je le découvre évoquant en quelques lignes une épopée jusqu’à la « Porte de Sancerre » ‘ te serait-il possible de nous retrouver ce passage ?
Merci beaucoup,
Bises, Marie
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Marie, je veux bien selon ta demande, ne sois toutefois pas trop pressée d’obtenir la réponse.
Il me faut reprendre la lecture depuis le début, je pense que c’est dans le premier que j’ai lu.
Je te dis cela, dès que je retrouve le paragraphe.
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Merci, jolis choix sur cette promenade de Sancerre. Ce site est un bonheur pour moi promeneur de Saint Satur. Votre article est partagé Muriel.
Merci!
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Merci de la visite, Sacha et merci d’avoir partagé mon article.
Au plaisir.
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Bonjour,
Je viens de lire votre blog et de le partager, vos photos sont magnifiques et vos articles pertinents.
Je partage son adresse à des amis.
Merci beaucoup Muriel.
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Grand merci pour ce voyage au pays de mon enfance.
Je signale que contrairement aux autres cités Chavignol est un village de la commune de Sancerre .
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