Une thématique que je vais distribuer en plusieurs articles : granges berrichonnes, granges pyramidales concentrées sur le territoire du Pays Fort … Je n’oublie pas d’illustrer cet article, c’est juste que je vais réunir mes reportages photographiques faits.

Pilier de la société berrichonne, la demeure s’est incarnée comme pierre angulaire de l’édifice politique et social berrichon. Les familles que l’on appelle au pays les « maisons », s’identifient à leur patronymes et à leurs paysages locaux, à leur demeures au point d’en prendre le nom dans les campagnes. La maison appartenait au patrimoine intime d’un seul individu ou à la cellule familiale qui travaillait à la prospérité d’un patrimoine commun, le plus souvent, exploitation d’une ferme, de terres et locatures. En fait, ces locatures sont généralement accolées les unes aux autres, formant plutôt un long bâtiment aux cellules familiales. Les enfants recevaient de la famille ou de l’aîné un patrimoine, tant par la transmission d’un apprentissage, d’un métier artisanal ou agricole que par l’acquisition de biens, succession, corps de ferme, terres, parcelles boisées, fermage, etc.

La région Centre, le Berry tente de pérenniser le savoir de nos ancêtres en matière d’abris et de biens. L’homme rural à la recherche d’un milieu naturel, avec ses contraintes, son climat, son sol et sa culture, s’attache à fidéliser avec une identité de terroir. Le Berry n’échappe pas à cette tradition et il serait vain d’y chercher là une unité architecturale. Parsemée au contraire de variété, de complexité et par la même, ce qui traduit la richesse architecturale et historique qui le caractérise.

Morcelé d’une multitude de pays et de régions naturelles, avec ses originalité, son patrimoine rural, son mode de vie et peuplement, quel lien établir entre un habitat viticole en Sancerrois et une ferme céréalière de la Beauce ? Quelle ressemblance observe t-on entre une architecture à colombage du Pays-Fort et une construction en Tuffeau en Champagne berrichonne ? Il y a là matière à réflexion, se sont des oppositions bien différentes !

A l’exception des domaines parfois isolés, les maisons sont regroupés en hameaux.
Dans le Boischaut, la demeure est simple, pourvue d’un grenier à lucarne auquel on accède avec une échelle. Elle est construite en pierre de pays, couverte de tuiles plates.
Le torchis a été employé autrefois. Le sol de terre battue  s’est peu à peu étoffé de pierres disjointes. Les linteaux de bois ou de granit, quand on affleure la Creuse, couronnent les ouvertures. Plus tard, les encadrements en briques sont venues soulignées portes et fenêtres.

MA

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