Avant de pousser la porte d’une église romane, je prends toujours le temps de la contourner. C’est devenu pour moi un geste presque incontournable. Je commence par regarder l’église de l’extérieur, en faisant lentement le tour de ses murs. Je change de point de vue, je m’éloigne, je m’approche, je regarde le chevet, les côtés, les ouvertures, les volumes qui s’avancent ou se retirent. Je laisse l’édifice me révéler peu à peu sa forme, une église ne se découvre pas seulement en entrant.

St-Martin de Nohant-vic
Je ne peux pas me contenter de pousser la porte et de découvrir l’intérieur. J’ai besoin de voir l’église dans son ensemble, de tourner autour d’elle, de regarder ses murs, ses volumes, ses ouvertures, ses absides, ses éventuels bras de transept. Son architecture extérieure donne déjà de précieux indices sur ce qui se passe à l’intérieur. Une nef, un transept, une abside, des absidioles… Les volumes se répondent, se juxtaposent, parfois s’emboîtent. Et lorsque l’on prend le temps de les observer, on commence à deviner le dessin général de l’édifice.
