En faisant le tour de l’église, je ne cherche pas encore à lui donner un nom. Je regarde. C’est une nuance importante, car si l’on commence par chercher à tout prix un « plan en croix », on risque de ne plus voir ce qui s’en écarte. Or, une église romane n’est pas un dessin géométrique posé sur le sol. Elle est le résultat d’une construction, d’adaptations, de choix, parfois de transformations successives. De fait, je regarde les volumes.

Le chevet est souvent particulièrement révélateur. Une abside arrondie apparaît-elle dans le prolongement de la nef ? D’autres volumes viennent-ils se greffer de chaque côté ? Plusieurs absides ou absidioles composent-elles un ensemble qui donne à l’édifice une silhouette particulière ? À ce moment de la visite, le plan commence à sortir du papier pour devenir presque palpable, e peux le deviner dans les murs.

En fait, il se dit surtout « plan tréflé« … Dans certaines de nos églises romanes berrichonnes, la forme que je découvre n’est donc pas celle de la croix latine que j’avais peut-être imaginée. Le plan d’une église peut être tréflé. Il s’agit de 3 espaces arrondis ou terminés en abside s’organisent autour de la partie centrale de l’église et donnent à l’ensemble cette silhouette qui évoque les trois lobes d’un trèfle.

L’église se lit dans ses deux faces

Comme 1ère clé de lecture

À Vornay dans le Cher… Cependant le plan bénédictin est à son avantage de part et d’autre. Aussi en Bourbonnais, je rallongerais avec mes photographies.

Alors, lors de votre prochaine visite, essayez ceci : ne franchissez pas immédiatement la porte. Faites d’abord le tour de l’église. Regardez-la comme un volume compris en un seul contexte, en quelque sorte, dans sa globlit apparnte. Ensuite, lorsque vous entrerez.

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