En Berry, il n’y a pas que les châteaux, les chemins creux et les vieilles pierres qui racontent le pays. Il y a aussi les bouchures. Cette photographie, je l’ai prise dans le bocage saint-amandois. Et lorsqu’on s’arrête quelques instants devant une bouchure, on comprend vite qu’il ne s’agit pas simplement d’une rangée d’arbustes plantés là pour faire joli. Pour moi, une bonne bouchure encore bien debout, c’est aussi une cantine à ciel ouvert ! Mésanges, rouge-gorges, merles… il y a toujours quelqu’un qui vient y déjeuner…
° philo des bouchures aussi

Une bouchure, c’est cette haie naturelle qui sépare les champs, borde les prairies et accompagne les chemins. Le mot change parfois de prononciation selon l’endroit. Dans le Pays-Fort, on parle volontiers de bouch’tures. Ailleurs, on retrouve aussi les haies plessées. Des mots différents, mais une même idée : celle d’un paysage façonné avec la nature plutôt que contre elle.
Autrefois, le petit peuple vivace
y batifollait
Dans les branchages plus ou moins épineur – l’épinette noire pour ne vous citer qu’elle, ou les petits piafs, les dames blanches y trouvaient assurémetn leur refuge, leur nid douillet; Au pied de la haie, les insectes, petits mammifères et autres habitants des campagnes avaient leur quartier général. La bouchure protégeait du vent, retenait l’humidité et dessinait ces paysages bocagers qui donnent au Berry une partie de son caractère.
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