Revenant une fois de plus à Issoudun, parcours situé sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, alors qu’entre Saint-Roch et Saint-Jacques, n’est quasiment qu’un seul pas. Arrivant du centre-ville, nous venons de traverser le Square François Mitterrand et débouchons face au long bâti qui constitue le musée aujourd’hui. Il perpétue cette réalité, une histoire évoquée par son nom – la relation à Saint-Roch. Et si vous alliez à sa découverte ! Je vous le montre…

Cité de caractère autrefois place forte, ville royale, aujourd’hui riche de son patrimoine historique, Issoudun dans le département de l’Indre, à mi-chemin entre Châteauroux (25 km) et Bourges (50 km), voici la visite que je vous propose depuis la capitale de la Champagne berrichonne. N’hésitez pas à la partager si elle vous a plu !

On est plutôt ravi de découvrir ce musée, quelque soit l’âge, les connaissances ou les intérêts patrimoniaux du visiteur. Sa vocation est de présenter l’Histoire de la ville dans sa diversité : humaine, historique et culturelle. Selon les thématiques abordées, on découvre et on s’émeut aussi parfois.

Au terme de la visite intérieure du Musée, vous pourrez prolonger le parcours en allant flâner au jardin des plantes médicinales, espace inspiré des jardins du Moyen-Âge.

Aujourd’hui, nous allons découvrir ensemble !

Parlons donc du musée en lui-même. Il est situé rue de l’Hospice Saint-Roch, dans l’aile de l’ancien Hôtel-Dieu (datant de 1181)- réhabilité. Il fait le trait d’union entre histoire, architecture contemporaine, grâce à deux séries de rénovations et d’agrandissements intervenues en 1995 et 2002. Le musée assure désormais des expositions temporaires et permanentes, l’éclectisme de collections.

Il jouxte l’environnement de ma grande image ci-dessus, donnant vue sur la Théols et la Tour Blanche.

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De grands volumes clairs et lumineux en accord avec le lieu.
Un parcours évident que l’on fait au pas à pas en déambulant d’une salle à l’autre, remise à de nombreuses collections venues de toute part, essentiellement du département de l’Indre. J’ai la vive sensation que cette diversité proposée vous plaira aussi ! J’apprécie chaque fois mes visites, car elles font le lien entre les expositions contemporaines et l’empreinte au passé : par exemple, via l’archéologie, l’âge du Fer (salle 2), l’époque gallo-romaine (salle 3), les émaux et sa technique peinte (salle 5), l’apothicairerie (salle 13), tout en étant très respectueuse de l’histoire des collections que je parcours. J’y retourne volontiers à l’occasion de nouvelles expositions temporaires que je trouve très justes dans leurs thématiques.

Voici donc quelques-unes des œuvres et collections exposées sur les 3000 m2 d’un patrimoine d’exception.

  • Ensemble lapidaire
  • Archéologie funéraire
  • Mobilier

Ma déambulation dans les salles…
Exposition permanente : Chapiteaux – Modillons – Linteaux – Bas-relief

Archéologie Funéraire
Salle des sépultures

J’aime beaucoup ce magnifique dallage. Retrouver ici les tomettes du XVIIIe s., qui me rappellent celles que je brossais et nettoyais, lors de chantiers d’été depuis le site de Montrond. Tomettes qui étaient destinées à la rénovation du couloir des convers de l‘Abbaye de Noirlac

Apothicairerie
&
Collections de médecine XVIIe et XVIIIe s.

C’est ici, dans l’ancien Hôtel-Dieu fondé au XIIe s., que vous découvrirez comme je le fis, les deux ailes (XVIIe et XVIIIe s) où commencent le parcours incontournable d’une pharmacie, l’exceptionnelle apothicairerie et instruments de soins. Dans les dressoirs ci-dessus, on dénombre 379 piluliers, chevrettes, bouteilles, cruches et autres pots de monstres, ainsi que 31 boîtes en bois peint, du milieu du XVIIe siècle, ornées de motifs animaliers ou floraux.

Cette collection réparties dans la pièce, albarello, chevrette (ou cabrette), un récipient à sirop et d’origine à peu près aussi ancienne que l’albarello, mais dont le nom semble français. Ici également, une exceptionnelle et rare collection.



Dans le pilulier, une multitude de petites fioles de la pharmacie : elles recueillaient les posologies préparées et administrées aux soins des patients de l’hospice.

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Visite à la Chapelle gothique

Une rareté patrimoniale, d’exception vers laquelle je vous emmène, et conclure ce pas à pas depuis l’intérieur du musée Saint-Roch. Puis, nous irons découvrir ensemble Issoudun par tours et détours, comprenant la visite de l’église Saint-Cyr.

12 réponses sur « Autour du Musée de l’Hospice Saint-Roch »

  1. Que de belles curiosités à voir et belle profusion d’œuvres, le musée d’Issoudun que je ne connais pas.
    Une très belle visite j’y ferais si j’étais dans le secteur pour les journées du patrimoine cette année par exemple.

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  2. J’y suis allé mi août avec la famille qui adore elle aussi fréquenter comme moi les musées. Muriel, merci pour ce bel article. Sont arrivées en même temps que nous trois personnes cette visite là, il y avait environ 8 personnes rencontrées.

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  3. Un lieu qui me semble particulièrement captivant. On a accès par exemple aux meubles ? Peut-on s’approcher des collections pour mieux les voir ou n’est-ce pas possible ? Si j’y vais voir, ce sera pour cette exposition, je chine beaucoup sur les brocantes.

    Merci Muriel !

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  4. J’ai beaucoup aimée l’article ! à voir vos photos, ce musée d’Issoudun ne peut que donner envie de visiter c’est clair, un musée patrimonial particulièrement riche avec toutes les collections montrées. Superbe !

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  5. Oh quelles très belles collections, j’adore voir cela, j’irais bien ce week end.
    D’où viennent les monnaies ? Quel est l’animal photographié en haut Muriel ?

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    1. Bonjour, j’aime beaucoup votre blog et j’y suis venu par votre page Facebook ce week-end et le découvrir.

      Depuis le XIe siècle au moins, Issoudun possédait le privilège de frapper la monnaie, un monnayage de deniers ou oboles par Eudes l’Ancien jusqu’à Philippe Auguste. La monnaie d’Eudes l’Ancien, j’ai lu aux archives, porte une légende autour d’un oméga renversé, ou sorte de M oncial, surmonté d’un trait et sur annelet. Le revers présente autour d’une croix pattée plus ou moins épaisse, des lettres désordonnées, elles désignent des noms ; Odor senior et Exolduni.

      C’est surtout sur l’emplacement de l’abbaye de Notre Dame et ses fouilles, qu’une grande quantité de monnaie a été trouvée, les dernières fouilles elles remontent en 1981 dans ce secteur et des monnaies provenant de Nevers, Issoudun, Déols et Bourges = dans les murs de fondation de l’ancienne abbaye. En lisant votre question elle m’a interpellée et je me suis intéressé, j’avais été aux archives et je connaissais quelque chose des monnaies.

      C’était fréquent à l’époque d’enfouir des monnaies dans des bâtiments religieux ou civils, la référence que j’ai donnée dans mon message. Muriel, avez-vous essayée de déchiffrer, même à distances ce que vous photographiez des monnaies?

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      1. Merci Zhumaromain, pour cet apport très intéressant et utile à toute autre personne elle aussi dans la recherche.

        Je pourrais voir en effet, agrandir un peu ma photo des monnaies, bien que je craigne qu’elle perde un peu en netteté, parce que, sous toute réserve, il ne me semble pas avoir conservé l’original du cliché que je fis.

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