Et puis, à force de regarder, quelque chose a changé. Je me suis mise à remarquer des détails qui, au premier regard, pourraient sembler insignifiants. Une orientation particulière, des traces dans la pierre, le symbole d’une sculpture qui revient ailleurs, une disposition architecturale que l’on retrouve dans une autre église… Alors je compare, je retourne voir, je propecte sur le terrain, je photographie, je me pose des questions. Et à certaines de mes autres heures, jamais « perdues », il m’arrive même de philosopher un peu. Car derrière ces détails, une question finit souvent par se glisser : et si ce que je regarde n’était pas là par hasard ?

Parmi ces particularités que mes reportages m’ont appris à reconnaître, il y a la collerette berrichonne

Je ne l’ai pas découverte. Elle était là, bien avant que je m’y intéresse. Mais à force de la rencontrer au fil de mes parcours, j’ai appris à la repérer, à la photographier et à la regarder autrement. N’est-ce pas aussi cela, apprendre à regarder ?

Il y a les détails que l’on finit par reconnaître. Et puis il y a ceux qui vous arrêtent net. Ceux qui provoquent cette petite phrase intérieure :« Mais pourquoi est-ce que je retrouve cela ici ? » C’est là que mes observations deviennent plus aventureuses. Car lorsque la même chose apparaît dans plusieurs édifices, je ne peux pas m’empêcher de chercher le lien. Je retourne sur le terrain, je photographie, je rapproche mes observations… et, parfois, je laisse simplement mon esprit vagabonder. C’est ainsi que sont nées certaines de mes pistes.

Les éléphants en Berry, par exemple

Je ne cherche pas à établir ici un inventaire des particularités régionales. Je préfère vous montrer comment je les ai rencontrées.
Elles ne sont pas toutes des découvertes personnelles. Certaines étaient connues avant moi. D’autres, en revanche, m’ont semblé si peu regardées dans le Berry que j’ai eu envie de leur consacrer un espace sur Berry Au Cœur de France.

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