Je vous l’accorde, il y a de belles choses à aller voir par ici ! Au fil de la balade, le patrimoine se déploie généreusement, avec tout ce qu’il faut de charme, de caractère et de petites découvertes pour contenter les amateurs de patrimoine de pays. Et si, comme moi, vous avez un faible pour ces petits trésors parfois bien cachés, nul doute que vous apprécierez la promenade. Ici, pas besoin de courir : on marche, on regarde, on s’arrête, on repart… bref, on prend le temps de découvrir. Alors, que vous soyez venu pour le patrimoine, pour la balade ou simplement pour prendre l’air, vous devriez trouver votre bonheur. Avec ou sans pique-nique, d’ailleurs !
Août est très chaud en Berry ! Et cette journée-là, on frôlait carrément la canicule. Ce qui, heureusement, n’a pas complètement desséché mes neurones ! Me voilà donc parti pour une petite randonnée faite à chaud, au sens propre comme au figuré, mais surtout avec beaucoup d’enthousiasme. Parce qu’après tout, une bonne chaleur n’allait tout de même pas m’empêcher d’aller voir ce qui se cachait au bout du chemin !
Quoi qu’il en soit, vers 11 h 20, aux alentours de la table de pique-nique, la température restait encore tout à fait supportable. Le genre de moment où l’on se dit : « Bon, ça va… pour l’instant ! » Alors autant profiter de cette petite fenêtre de fraîcheur relative avant que le soleil ne décide, lui aussi, de participer activement à la randonnée !
Je vais commencer cet article par quelques mots sur la toponymie, car derrière notre vision actuelle d’une « chapelle » se cache une origine beaucoup plus ancienne. Le terme vient du latin « cella », qui renvoie directement à l’idée d’un petit lieu religieux, d’un espace consacré. Et cette origine nous ramène justement à la chapelle que saint Eusèbe aurait fondée au VIᵉ siècle.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Le village se trouvait également relié à la grande voie romaine qui joignait Avaricum à Mediolanum — autrement dit, Bourges à Châteauroux. Une portion de voie permettait ainsi de rattacher le village à cet important axe antique. Et là, forcément, je commence à me dire que cette petite chapelle n’a peut-être rien d’un endroit perdu au bout du monde. Les chemins, eux aussi, ont une mémoire.
Au départ du parking de Virlay :
Je quitte maintenant, pour quelques instants, l’environnement de cette église romane pour laquelle je suis tombée en amour, de tout mon cœur — comme cela m’est arrivé bien des fois auparavant. Mais pas question de s’y attarder éternellement : il faut bien remettre les roues dans la direction de Saint-Amand et poursuivre notre randonnée ! Quelques arrêts sur images réalisés au cours des premières minutes de parcours viennent résumer cette mise en route. Ils sont aussi l’occasion d’une petite variante par rapport au tracé initial de l’itinéraire.
Parce qu’en randonnée, vous le savez bien : il y a l’itinéraire prévu… et puis il y a celui que le terrain nous inspire une fois les roues en mouvement !
2 variantes possibles pour accéder à La Celle :
• Le plus agréable > Traversée du bocage par Virlay
• Voie la plus rapide > Dép. D35 / St-Amand-Bruère-Allichamps

On tourne maintenant le dos à la route de Bourges. Et juste là, sur notre droite, une jolie arcade de feuillus nous ouvre presque naturellement le passage. Impossible de résister à une telle invitation ! Les arbres forment une sorte de voûte végétale au-dessus du chemin… Allez, on passe dessous et on poursuit la balade !

Et cette fois, nous sommes bien dans la bonne direction ! Enfin, les panneaux sont là pour nous rassurer… Regardez bien dans l’angle inférieur gauche de la photo : deux panneaux indicateurs se font face. Et parmi eux, l’un nous rappelle que nous sommes sur le chemin de Saint-Jacques. Voilà qui tombe plutôt bien ! Une petite indication qui confirme notre route… et qui, au passage, ajoute encore une jolie page à l’histoire de ce parcours.
Alors, on ne change rien : on suit le chemin et on continue !


Autre circuit à parcourir
Immersion dans le bocage,
le Berry dans sa version bucolique



Mûres

Prunelles



La petite maison dans la prairie…
Non, pas la petite prison dans la mairie ! Ici, pas de barreaux ni de cellule : juste une petite maison tranquillement posée dans son écrin de verdure. Et franchement, dans ce décor de bocage, elle aurait presque des airs de décor de série télé ! Allez, on continue notre chemin… en gardant les yeux ouverts, car le paysage nous réserve encore quelques jolies scènes.
Je ressors – rejoins le rond-point
et descends vers Noirlac
C’est la variante dont je parle plus haut. Une fois engagée sur la petite route allant vers Bruère-Allichamps, je contourne le restaurant, passe sous le pont et regagne le bourge de Bruère d’abord, puis celui de La Celle, en traversant la rue où se trouve la borne géographique, pour atteindre celle qui fait face.
Et voilà ! Vous y êtes déjà ! À peine 8 petits kilomètres dans les roues, et nous voici arrivés à La Celle. Et qui dit La Celle dit forcément visite incontournable de son sublime édifice roman ! Édifié sur les traces d’un ancien sanctuaire celte, il compte, selon moi, parmi les réalisations les plus significatives du Berry roman. Et à bien des égards, je peux vous le dire ! Alors, surtout, munissez-vous de votre appareil photo : ici, il serait franchement dommage d’en perdre une miette !
Commencez par admirer sa merveilleuse abside, puis poussez la porte et entrez. À l’intérieur, le regard est immédiatement attiré par un étonnant doublet de chapiteaux de style corinthien. De quoi vous donner envie de remonter quelques siècles en arrière ! Prenez votre temps, regardez partout, levez les yeux… car nous sommes face à un véritable chef-d’œuvre majestueux, magnifié par cette pierre « noble » que j’ai maintes fois évoquée dans mes articles — la même, notamment, que celle de Charly. Une pierre qui, décidément, sait se faire remarquer ! Alors, après seulement 8 kilomètres, avouez que la randonnée commence plutôt bien. Et ce n’est que le début…
La Celle – Église Saint-Blaise (Cher)
Une église qui vaut vraiment les quelques kilomètres à parcourir pour gagner le village ! Et croyez-moi, le détour mérite largement quelques coups de pédale supplémentaires. D’ailleurs, petite particularité historique : ce n’est pas le village qui a donné son nom à l’église… c’est l’inverse ! Saint-Blaise évoque ici une église édifiée sur les traces d’un ancien sanctuaire celte. Rien que cela ! Voilà qui donne immédiatement envie d’aller voir ce que les siècles ont bien pu laisser derrière eux.
Et surtout, une fois à l’intérieur, admirez la magnifique série de chapiteaux dérivés du corinthien. Ils sont remarquables, et apportent à cette église une élégance assez inattendue pour un édifice rural. Si vos roues hésitaient encore à faire le détour, je crois qu’elles viennent de recevoir une bonne raison de continuer !



Je crois qu’il nous faut en fait les observer autrement,ces contreforts. Bien qu’ils ne remportent pas tous les suffrages côté esthétique, ils sont heureusement d’une absolue nécessité pour soutenir une telle masse architecturale. Et finalement, leur présence participe pleinement à la singularité de cette église forte.
L’église de La Celle possède décidément un caractère bien à elle. Elle est même la seule, dans le Berry Roman, à recevoir cette architecture de style gothique. Et justement, depuis l’endroit où je me suis positionnée pour photographier le flanc de l’édifice, une question se pose : aime-t-on vraiment cette architecture ? À en croire les avis que j’ai pu recueillir auprès des visiteurs, les opinions sont plutôt partagées ! Il faut dire que ces arcs-boutants ne passent pas inaperçus.
Esthétiquement, je vous l’accorde, ils ne sont peut-être pas toujours des plus heureux. Certains les trouvent même « pas jolis », voire carrément démesurés.

D’autant qu’ils ne sont pas là dans un coin tranquille, bien cachés derrière quelques arbres : ils bordent directement la route qui rejoint La Celle-Bruère d’un côté et Meillant de l’autre. Alors, beaux ou pas beaux ? Trop imposants ou parfaitement à leur place ?
De fait, je vote en faveur de leur utilité et pour leur caractère ! Après tout, une église aussi singulière avait-elle vraiment besoin de faire comme les autres ?


Classée
Monument Historique en 1840
Saint-Blaise est parcourue par des visiteurs qui veulent voir de plus près les magnifiques chapiteaux du chœur et du transept. Le sculpteur aura probablement été formé à Saint-Benoît-sur-Loire.
- Colonnes et chapiteaux de style corinthien
- Fresque de Saint-Christophe
- Le gisant de Saint-Sylvain
- Spirale Romane : son cheminement tellurique
Par Muriel Azemard.

Une église valant vraiment quelques temps pour gagner le village. Admirez la magnifique série de chapiteaux dérivée du corinthien.

Bonne nouvelle pour les curieux : Saint-Blaise se visite librement tous les jours ! Alors, aucune excuse pour ne pas pousser la porte et aller voir ce qui se cache à l’intérieur. Et vous allez comprendre pourquoi le détour en vaut la peine : deux ensembles de chapiteaux prennent place dans le chœur. C’est ici que se situe, à mon sens, le véritable point central de la visite. Le parti pris architectural qui consiste à relier le chœur au bas-côté correspondant par des arcades est assez fréquent dans nos églises romanes. Mais il offre surtout une formidable occasion de lever les yeux vers de puissants chapiteaux, ici abondamment ornés.
Alors, prenez votre temps. Déambulez dans cet espace majeur du sanctuaire, avancez doucement, revenez sur vos pas s’il le faut… car plus vous regarderez, plus les détails apparaîtront. Et je vous préviens : vous risquez fort d’être frappés par ce petit chef-d’œuvre ! Ici, les pierres ont vraiment beaucoup de choses à raconter.
Le Chœur
C’est d’ici que vous aurez tout loisir d’admirer le chœur de Saint-Blaise. Et croyez-moi, amis touristes, c’est bien ici qu’il faut prendre le temps de regarder ! Le chœur date du milieu du XIIᵉ siècle. Sa voûte en berceau conduit naturellement le regard vers la voûte en cul-de-four, qui vient fermer l’abside. De chaque côté, des arcades en plein cintre rythment l’espace et lui donnent cette belle ampleur romane.
Voilà donc le point central de votre visite. Alors surtout, ne passez pas devant en coup de vent ! Prenez le temps de vous retourner, de lever les yeux, de regarder les chapiteaux… Ne le manquez surtout pas, amis touristes ! Ce serait tout de même dommage d’être venus jusqu’ici pour repartir sans avoir pris le temps de regarder ce que Saint-Blaise a de plus précieux.
Le parti pris qui consiste à unir le chœur au bas-côté correspondant par des arcades est finalement assez fréquent dans nos églises romanes. Mais sans atteindre partout l’ampleur qu’il prend à Châteaumeillant, cette disposition offre presque toujours un formidable terrain d’observation : celui des puissants chapiteaux, abondamment ornés de feuillages, d’animaux et, parfois, de têtes humaines. Et ici, à Saint-Blaise, vous allez être servis ! Commençons par les colonnes sud. Regardez bien leurs chapiteaux : le décor végétal y est particulièrement riche, avec notamment de belles feuilles d’acanthe. La pierre semble presque se transformer en feuillage sous nos yeux.
Passons maintenant du côté nord. Parmi l’ensemble des colonnes, deux chapiteaux attirent immédiatement le regard : deux lions se dressent au milieu de palmettes. Une scène qui ne manque pas de présence ! Et puis, en poursuivant notre déambulation, d’autres créatures apparaissent : des dragons, puis plus loin encore, des visages humains, hommes et femmes, auxquels s’ajoutent quelques masques. Bref, ici, le décor n’est pas vraiment du genre à faire dans la sobriété !
Feuillages, lions, dragons, visages et masques : il y en a pour tous les goûts. Alors prenez votre temps, car chaque chapiteau semble vouloir raconter sa propre petite histoire. Et ce n’est pas une petite église sans histoire ! Saint-Blaise est citée dès 1115 comme prieuré, alors dépendant de la puissante abbaye de Déols. Autrement dit, derrière ses belles pierres et ses chapiteaux sculptés, il y a déjà, au début du XIIᵉ siècle, toute une histoire monastique qui se met en place. Pas mal pour un édifice que l’on pourrait presque découvrir au détour d’une simple balade !La très belle église est sous le patronage de St- Blaise, évêque et médecin arménien. Aussi le patron des carriers et des tailleurs de pierre. Superbe chevet roman, où vous découvrirez – comme à Plaimpied entre autre – la sculpture s’inspirant du libre cours.

Et puisqu’on parle de Saint-Blaise, impossible de repartir sans lever les yeux vers le clocher ! Celui-ci abrite quatre cloches, qui portent chacune un joli prénom : Sylvaine, Gasparde, Marie-Françoise et Joséphine-Marie.
Lors de mes différents passages, j’ai eu l’occasion d’en entendre résonner une. Et je peux vous le dire : sa voix était d’une douceur remarquable. Alors, laquelle des quatre était-ce ? Voilà où ma mémoire me fait défaut ! Je serais bien incapable de vous dire si c’était Sylvaine, Gasparde, Marie-Françoise ou Joséphine-Marie. Après tout, peu importe son prénom : j’ai gardé le souvenir de sa jolie sonorité. Et puis, entre nous, quatre cloches pour une seule voix entendue… cela laisse encore une petite enquête à mener !

Arrêtons-nous maintenant devant l’un de ces chapiteaux. Pas question de passer devant en coup de vent ! Prenons le temps de l’observer dans les moindres détails.
Et dehors aussi, la sculpture nous réserve de jolies surprises : un véritable petit bestiaire roman, accompagné de masques aux expressions parfois étonnantes.
Approchez-vous, regardez bien les visages, les animaux, les détails… ici, la pierre a décidément beaucoup de choses à raconter !

Scènes du bas-relief
de la façade Ouest (deux)


Voici comment j’arpentais le lavoir en 2017, lors de ma vidéo ci-contre. Route du… lavoir comme la direction l’indique, et s’y rattache par ailleurs une légende, celle-ci : elle s’est dictée de la plume de Buhot de kersers.
Lors du pèlerinage de St-Sylvain, il était d’usage de faire visite à la chapelle dédiée à St-Clair construite à deux pas de l’église, abritant le tombeau du saint. La tradition locale prêtait à une source abondante la vertu de guérir les maladies de yeux : le ours d’eau traversait ensuite le lavoir, pour venir se jeter dans le Cher à Bruère.
La pierre
de La Celle
De quelque pas…
» Vers le Lavoir «
Poursuivons notre balade jusqu’au lavoir, qui présente une particularité assez sympathique : il est flanqué d’un grand préau fermé sur trois côtés, comme vous pourrez le voir dans ma vidéo.
Autrement dit, nos laveuses locales n’étaient pas complètement livrées aux caprices de la météo ! À l’abri du vent, elles pouvaient s’activer autour du bassin tout en échangeant, sans doute, quelques nouvelles du village…
Et regardez bien les murs : quelques noms sont encore lisibles. De petites traces laissées par celles et ceux qui ont fréquenté les lieux, et qui donnent finalement au lavoir quelque chose de très vivant. Comme quoi, même quand les laveuses ont quitté les lieux depuis longtemps, le lavoir, lui, a gardé un peu de leur mémoire.
Les carrières de La Celle furent largement exploitées. Leur œuvre quotidienne est par ailleurs rappelée à notre mémoire, dès lors que l’on met nos pas sur la « Rue des Carriers« . Vous découvrez vous aussi, La commune à attribué de fait aux rues plusieurs corporations de métiers, et c’est tout-à-fat plaisant d’aller à leur rencontre, telle une petite aventure patrimoniale qui n’est pas inintéressante, à suivre de quelques pas chantants.

° J’ai rapporté un joli petit cailloux bénit qui se tient à présent en permanence sur mon bureau. La couleur dorée de cette pierre est vraiment belle ! Non friable et à la fois symbolique…
Rien ne saurait veir gâcher
cette parenthèse
Avant d’avoir fait parcourir l’un des nombreux sites remarquables du Berry Roman à un touriste qui me contactait depuis sa jolie Normandie natale, j’ai proposé une pause pique-nique, je voyais des étoiles étincelantes dans le regard du voyageur, lorsque j’ai commencée à dresser la table ‘Maison ». Le Berry Roman publié depuis mon site draine de nombreux internautes. C »est ainsi que le plus souvent, les visiteurs me contactent. J’ai failli cet été me trouver dans le Vaucluse pour y rencontrer une association – par rapport au Berry Roman – à l’art roman. Mais de tendinite sévère à cette période, il m’était impossible d’envisager le voyage, nous l’avons reporté. La tendinite est le mal de nombreux randonneurs à vélo, dit-on.
Midi sonnant
& Pause déjeuner
Source & observation personnelle : Observations de terrain et relevés personnels réalisés dans le cadre de « Berry Roman à vélo », parcours effectués entre 2011 et 2019.
✑ Rédaction, texte, photographie :
Recherches, vérifications
Muriel Azemard — webmestre « Berry Au Coeur de France« .



Mille mercis de La Celle, Muriel.
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J’ai lu sur votre site plusieurs articles passionnants et d’autres marqués comme à lire ( il me reste ) dans le Berry roman. J’aime beaucoup vos articles, j’y apprends et découvre beaucoup du Berry, je vis dans l’Yonne.
Les chapiteaux que vous nous montrez pas vos photos sont magnifiques.
Bravo !
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Une fois encore Berry au cœur de France, mille mercis pour vos excellents articles !
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Superbe votre article Muriel,
merci beaucoup et bon courage avec votre site.
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Bravo ! Tout simplement ! Et surtout Muriel, continuez !
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Bonjour Muriel,
Super article et toujours très instructif. Cela sent le vécu !
C’est une église romane très belle en effet, je la connais, nous y sommes allé une fois avec les grands de parents paternels. Le chœur est de toute merveille, passionné du roman, je suis!
Merci de continuer à m’enchanter, je me suis abonné ce matin!
Bravo, bon septembre chez vous aussi Muriel.
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Tu as cité presque tous mes passages préférés 🙂 de ce village,
j’adore. Bon courage à toi !
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